Manuel Valls ne sera pas investi aux législatives par La République en Marche mais le parti d'Emmanuel Macron ne présentera pas de candidat contre lui dans sa circonscription de l'Essonne, a annoncé jeudi son secrétaire général Richard Ferrand.

Manuel Valls, qui veut faire partie de la majorité présidentielle, ne remplit pas tous les critères définis par le mouvement pour être investi car "il a déjà fait trois mandats parlementaires", mais "nous n'investirons pas de candidat contre lui" car, "au moment où nous rassemblons, nous estimons qu'on ne claque pas la porte au nez à un ancien Premier ministre", a expliqué M. Ferrand lors d'une conférence de presse de présentation des candidats du parti.


La République en marche investit 428 candidats, la majorité issue de la société civile

Le mouvement du président élu Emmanuel Macron, la République en marche (REM), a annoncé jeudi l'investiture de 428 candidats pour les élections législatives des 11 et 18 juin prochains. Parmi ceux-ci, 52% sont issus de la société civile et n'ont jamais exercé de mandat électif ou politique. L'ancien Premier ministre Manuel Valls (PS) n'a pas été investi, mais le conseil d'administration de REM a décidé de ne pas lui opposer de candidat dans sa circonscription. Richard Ferrand, le secrétaire général de REM, a souligné le fait que le président élu Macron tenait ses engagements de campagne en accordant la majorité des investitures à des personnes qui ne sont pas issues du sérail politique. A l'heure actuelle, seuls 24 candidats investis sont des députés sortants, tous ayant siégé sous l'étiquette du Parti socialiste.

La parité est également strictement respectée dans cette liste, puisqu'elle est composée de 214 femmes.

Au total, le mouvement a reçu 19.000 dossiers de candidature depuis le mois de janvier, a précisé M. Ferrand.

Cinq cent septante-sept sièges sont à pourvoir à l'Assemblée nationale. Dans certaines circonscriptions, REM n'investira aucun candidat, comme dans le cas de celle d'Evry où se présente Manuel Valls. Pour d'autres, notamment dans les DOM-TOM, REM examine encore les candidatures.

Enfin, le mouvement entend laisser "de l'espace pour la recomposition du paysage politique", selon les mots de M. Ferrand. Cette marge de manoeuvre pourrait permettre des transfuges des Républicains, dont plusieurs personnalités, tel Bruno Le Maire, attendent la nomination du Premier ministre avant de franchir le Rubicon.