Dans cette agglomération de 250.000 habitants dont "un sur cent tombe malade chaque semaine", les déplacements le week-end ne seront possibles que pour certains motifs, et les dix plus grands centres commerciaux ne fonctionneront plus qu'en 'cliquez-emportez'", a précisé le ministre.

"A l'image de ce qui a été décidé et mis en place dans le département des Alpes-Maritimes le week-end dernier", les commerces autres qu'alimentaires resteront par ailleurs fermés, a ajouté M. Véran.

Ces mesures, décidées après concertation avec les élus locaux qui les ont approuvées, sont justifiées par la situation épidémique "très inquiétante, alarmante même" à Dunkerque, où le taux d'incidence de la maladie est "le double de ce qu'il était au plus fort de la première et de la deuxième vague", a justifié le ministre.

Les hôpitaux locaux sont saturés, au point qu'il faut "transférer désormais des malades dans d'autres hôpitaux de la région, et demain, c'est probable", ailleurs en France, a-t-il ajouté.

Le maire (DVG) de Dunkerque, Patrice Vergriete, a dit "comprendre" la décision du gouvernement. "On voulait donner la chance à la prévention, mais la situation générale est plus difficile, la population doit le comprendre", a-t-il expliqué.

"L'hôpital est saturé, le personnel soignant épuisé. Maintenant j'attends que les Dunkerquois respectent les décisions", a-t-il ajouté.

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