L'idée d'un document standardisé au niveau de l'UE a été lancée mardi par le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis pour donner un coup de pouce à l'industrie du tourisme, terrassée par la pandémie du coronavirus. Il la lie à la liberté de voyager dans l'Union, alors que les pays adoptent des exigences variables en la matière.

Certains imposent au voyageur un certificat négatif de dépistage du virus (la nature des tests varie elle aussi d'un État à l'autre), voire une quarantaine de plusieurs jours.

Mme Von der Leyen accueille favorablement la suggestion de disposer d'un document de reconnaissance mutuelle dans l'UE pour faciliter la vie des citoyens. Mais elle reste prudente: le débat politique doit être mené sur les droits et accès que conférerait ou non un tel document au citoyen, a souligné la Commission.

"La présidente espère que l'on pourra rapidement aborder cette discussion", selon la porte-parole.

La vaccination n'est pas obligatoire, mais elle acquerrait davantage ce caractère si elle devait être liée à la libre circulation entre Etats membres.

Aux Etats-Unis, des sociétés informatiques, dont Microsoft, des institutions de santé et des ONG ont formé une coalition pour mettre au point un passeport de vaccination, anticipant ce potentiel besoin pour les personnes de devoir prouver aux autorités et aux entreprises qu'elles sont vaccinées contre la Covid-19.

"Les fichiers actuels sur la vaccination ne permettent pas l'accès, le contrôle et le partage d'informations vérifiées", selon elles. "Il est urgent de disposer de certificats de vaccination numérisés, fiables, traçables, vérifiables et universellement reconnus pour que les gens puissent retourner au travail, à l'école et se rendre à des événements", souligne cette coalition. Leur idée est de concevoir un passeport de vaccination accessible sur son portefeuille numérique, ou sous format papier pour ceux qui n'ont pas de smartphone.