Au total, 5.000.421 cas ont été recensés en Europe pour 227.130 décès, dont plus de la moitié en Russie (1.122.241 infections, 19.799 morts), en Espagne (682.267, 30.904), en France (502.541, 31.416) et au Royaume-Uni (403.551, 41.825).

Plus de 380.000 nouveaux cas ont été déclarés ces sept derniers jours, soit le plus grand nombre d'infections recensées en une semaine dans la région depuis le début de la pandémie.

La hausse des contaminations détectées s'explique en partie par la forte augmentation du nombre de tests réalisés dans un certain nombre de pays d'Europe, comme en France où plus d'un million de tests sont réalisés chaque semaine. Malgré cette augmentation, une part importante des cas les moins graves ou asymptomatiques restent probablement non détectés.

Nouvelles mesures restrictives en France, dont la fermeture des bars à Marseille

De nouvelles mesures restrictives pour contrer la progression du coronavirus vont être mises en place dans plusieurs zones en France, notamment à Marseille et en Guadeloupe, où les bars et les restaurants vont être totalement fermés, a annoncé mercredi le ministre de la Santé Olivier Véran. En raison de la circulation préoccupante du coronavirus, la métropole d'Aix-Marseille, dans le sud-est, et la Guadeloupe, dans les Caraïbes, ont été placées en "zone d'alerte maximale", le niveau précédant l'état d'urgence sanitaire, a précisé le ministre. Onze autre métropoles, dont Paris, ont été placées en "zone d'alerte renforcée", ce qui implique notamment une fermeture des bars à partir de 22 heures.

Paris, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier placées en "zone d'alerte renforcée", en plus de Bordeaux, Lyon et Nice, qui s'y trouvaient déjà.

Le gouvernement français a annoncé de nouvelles mesures restrictives, notamment une limite des rassemblements abaissée de 5.000 à 1.000 personnes dans ces villes en "zone d'alerte renforcée".

Suisse: 2.500 étudiants d'une école hôtelière en quarantaine

Quelque 2.500 étudiants de l'Ecole hôtelière de Lausanne ont été mis en quarantaine après l'apparition de nombreux foyers d'infection au coronavirus suite à l'organisation de fêtes privées, ont annoncé mercredi les autorités régionales. "Des foyers d'infection importants sont apparus dans plusieurs niveaux de formation, rendant impossible une fermeture plus ciblée que celle des 2.500 étudiants concernés", a expliqué le canton de Vaud, où se situe Lausanne.

Ce chiffre représente environ les trois quarts des étudiants de l'école hôtelière.

Les étudiants concernés doivent rester à domicile jusqu'au 28 septembre. Pour une partie d'entre eux, cela signifie de ne pas quitter leur logement sur le site de l'école hôtelière.

Selon les premiers éléments d'investigation, l'organisation d'une ou de plusieurs fêtes serait à l'origine de ces nombreux foyers d'infection parmi les étudiants. Ces fêtes ont eu lieu juste avant la décision prise à la mi-septembre par le canton de Vaud de fermer à nouveau toutes ses discothèques face à la reprise de l'épidémie.

Depuis le début de la pandémie, la Suisse, qui compte quelque 8,5 millions d'habitants, a enregistré un total de 1.772 décès et quelque 51.000 cas de contamination.

Madrid annoncera vendredi une restriction de la mobilité dans d'autres zones

Épicentre de l'épidémie de Covid-19 en Espagne, la région de Madrid va annoncer vendredi l'extension des mesures de restriction de la liberté de mouvement à d'autres zones afin de tenter de freiner les contagions, ont indiqué mercredi les autorités régionales. Près d'un million d'habitants de la capitale espagnole et de sa périphérie sont soumis depuis lundi à de sévères restrictions dans leurs déplacements.

Les plus de 850.000 personnes concernées (sur 6,6 millions d'habitants au total dans la région) ont interdiction de quitter leur quartier, sauf pour des raisons bien précises: aller travailler ou étudier, se rendre chez un médecin, répondre à une convocation d'ordre légal ou encore s'occuper de personnes dépendantes.

Elles ont en revanche le droit de se déplacer au sein de leur quartier et ne sont donc pas forcées de rester chez elles.

Et la région "étudie et analyse" désormais les données épidémiologiques en vue d'imposer le même type de restrictions dans d'autres zones, a indiqué devant la presse le numéro deux des autorités régionales de santé, Antonio Zapatero.

Madrid fait face "à une situation de croissance soutenue" des contaminations, a-t-il insisté, avant de souligner que le but de ces mesures était d'éviter à tout prix "le confinement" de la région qui aurait "des conséquences tragiques" économiques et sociales.

L'Espagne, l'un des pays d'Europe les plus touchés par l'épidémie, a été soumise au printemps à l'un des confinements les plus stricts au monde qui a permis de contrôler l'épidémie avant qu'elle ne revienne cet été à une vitesse galopante.

Au-delà de ces mesures ciblées de restriction de la mobilité, le ministre espagnol de la Santé, Salvador Illa, a appelé mardi tous les Madrilènes à limiter leurs mouvements et leurs contacts à "l'essentiel".

Johnson demande de la "discipline"

Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé du continent, le Premier ministre Boris Johnson a annoncé de nouvelles restrictions: les pubs et restaurants, dans lesquels seul le service à table sera autorisé, fermeront dès 22H00 en Angleterre et le télétravail sera à nouveau encouragé.

Interrogé par l'AFP dans le centre de Londres, Jaime Vital, un entrepreneur de 48 ans, s'est dit sceptique sur l'effet de cette mesure. "Je ne suis pas sûr que cela changera quelque chose", a-t-il estimé, reconnaissant que "peu de gens respectent les consignes" en soirée dans ce quartier animé.

Ces mesures seront en place "peut-être six mois", a avancé Boris Johnson, avertissant que faute de progrès, il faudrait "inévitablement agir de manière plus drastique". Il en a appelé à "l'esprit d'équipe" et à la "discipline" des Britanniques pour respecter les nouvelles mesures.

Le nombre de régions "préoccupantes" aux Pays-Bas risque de doubler

Le nombre de régions aux Pays-Bas où le coronavirus se propage augmente rapidement. La semaine six régions néerlandaises étaient concernées, désormais il s'agit de huit nouvelles régions concernées, a informé le Premier ministre néerlandais Mark Rutte mardi lors d'un débat parlementaire. Selon le Premier ministre, il faut s'attendre à ce que cette semaine huit nouvelles régions soient placées dans la catégorie "préoccupante" en se basant sur les récents développements dans les chiffres d'infections.

Son cabinet est "très occupé" pour éviter un second confinement. Mais le premier ministre n'a pas communiqué au sujet de l'éventualité de nouvelles mesures au Pays-Bas. Il n'a pas précisé non plus de quelles régions il s'agit.

Il a toutefois admis que réduire les heures d'ouverture dans les établissements, comme annoncé vendredi pour six régions, ne serait pas suffisant pour éviter une seconde vague d'épidémie dans le pays

USA: le seuil des 200.000 morts

La pandémie a fait plus de 965.760 morts dans le monde depuis fin décembre, et plus de 31,3 millions de cas ont été comptabilisés, selon un bilan établi mardi par l'AFP à 11H00 GMT.

Le continent américain, représentant plus de 38% de tous les nouveaux cas signalés au cours de la semaine dernière d'après l'OMS, reste le plus touché, même si les décès y ont baissé de 22%.

Aux Etats-Unis, à six semaines de l'élection présidentielle, le pays a franchi mardi matin la barre symbolique des 200.000 morts, selon l'université Johns Hopkins.


Le bilan de référence de l'université basée à Baltimore a affichait 200.641 décès mardi à 23h00 GMT, sur environ 6,9 millions de cas recensés dans le pays, une mortalité que plusieurs modèles avaient anticipée depuis le mois d'août, et qui fera du coronavirus la troisième cause de décès aux Etats-Unis cette année.

Après les Etats-Unis, les pays les plus touchés sont le Brésil avec 138.108 morts pour 4.591.604 cas, l'Inde avec 88.935 morts (5.562.663 cas), le Mexique avec 73.697 morts (700.580 cas), et le Royaume-Uni avec 41.788 morts (398.625 cas).

Les Etats-Unis enregistrent chaque jour presque un millier de décès ce qui, rapporté à la population, est le quadruple du taux de mortalité européen.

Ce bilan quotidien, où les personnes noires et hispaniques sont surreprésentées (plus de la moitié des morts de moins de 65 ans), est pour le candidat démocrate Joe Biden le symbole de l'incompétence du président républicain Donald Trump face à la plus grande épreuve de son mandat.


Suspendu depuis mars en raison du Covid-19, la Omra, le petit pèlerinage musulman, va progressivement reprendre à partir du 4 octobre, a annoncé mardi le ministre saoudien de l'Intérieur.

Dans une première étape, "6.000 citoyens (saoudiens) et résidents (étrangers) du royaume seront autorisés chaque jour à faire la Omra, à partir du 4 octobre", indique le ministère dans un communiqué publié par l'agence de presse officielle saoudienne SPA.

La pandémie a affecté jusqu'à l'Assemblée générale des Nations unies, qui s'est ouverte mardi sans aucun chef d'Etat ou de gouvernement présent à New York. Tous livrent leur discours par messages pré-enregistrés, diffusés sur le site de l'ONU pendant une semaine, avec le coronavirus et ses conséquences comme dénominateur commun.

Donald Trump a saisi l'occasion pour attaquer la Chine, estimant que "les Nations unies doivent (la) tenir pour responsable de ses actes" au début du Covid-19 et qualifiant à nouveau le coronavirus de "virus chinois".


Lors d'un discours également pré-enregistré, le président chinois Xi Jinping a souligné que "la Chine n'avait pas l'intention d'entrer dans une guerre froide".