La pandémie de Covid-19 a fait au moins 1.319.561 morts dans le monde depuis décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles lundi à 11H00 GMT.

Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 247.116 décès, devant le Brésil (166.014), l'Inde (130.070), le Mexique (98.542) et le Royaume-Uni (51.934).

Le Grand-Duché de Luxembourg se prépare à un nouveau lockdown

Le gouvernement luxembourgeois se prépare à un nouveau confinement dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus. "Si les chiffres ne s'améliorent pas, nous devrons demander à la Chambre des députés lundi prochain d'adopter de nouvelles mesures", a déclaré mardi le Premier ministre Xavier Bettel. Le gouvernement a donc préparé un paquet de mesures dont l'entrée en vigueur sera décidée lundi.

La maladie a affecté près de 600.000 personnes au Grand-Duché de Luxembourg où un couvre-feu est d'application depuis la fin du mois d'octobre entre 23h00 et 06h00 de même que le port du masque, du moins dans les endroits où plus de quatre personnes se rassemblent.

Le Luxembourg a enregistré jusqu'à présent 9.286 cas de contamination au coronavirus et 236 décès. Par ailleurs, 211 personnes sont hospitalisées dont 46 en soins intensifs.

Moderna apporte de l'espoir

L'annonce par la société américaine Moderna d'un vaccin efficace à près de 95% contre le Covid-19 est venue apporter un nouvel espoir dans le monde où plusieurs pays, notamment en Europe, continuent d'adopter des restrictions face à une épidémie galopante.

Après l'annonce la semaine dernière par les laboratoires américain Pfizer et allemand BioNTech d'un vaccin efficace à 90%, la société de biotechnologie Moderna a affirmé lundi que le sien avait une efficacité de 94,5%.

Elle compte en fabriquer vingt millions de doses d'ici fin décembre, rendant plus concrète la perspective des vaccinations contre le Covid-19.


L'immunologue Anthony Fauci, figure très respectée aux Etats-Unis, a salué l'annonce de Moderna. "L'idée d'avoir un vaccin efficace à 94,5% est incroyablement impressionnante", a-t-il déclaré à l'AFP. "C'est un résultat vraiment saisissant, je pense que personne ne s'attendait à ce qu'il soit si bon".

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué les nouveaux développements sur le front des vaccins mais a mis en garde contre toute "complaisance".

"Nous continuons à recevoir des nouvelles encourageantes sur les vaccins et restons prudemment optimistes quant à la possibilité que de nouveaux outils commencent à arriver dans les prochains mois", a dit M. Tedros.

Il a également assuré être "extrêmement préoccupé par l'augmentation du nombre de cas dans certains pays", pointant la situation en Europe et sur le continent américain où "les travailleurs de la santé et les systèmes de santé sont poussés à bout".


Forte hausse des contaminations en Allemagne, nouveau confinement en Autriche

En Allemagne, où une forte hausse des infections a été observée depuis plusieurs semaines, la chancelière Angela Merkel a appelé les Allemands à réduire les contacts au strict minimum.

"Il nous reste un long chemin à parcourir, mais la bonne nouvelle est que nous avons réussi à stopper la croissance exponentielle" du virus, a déclaré Mme Merkel.


Au Royaume-Uni, le Premier ministre Boris Johnson s'est mis à l'isolement dimanche après avoir été en contact avec une personne infectée par le nouveau coronavirus, une quarantaine malvenue en plein sprint final dans les négociations post-Brexit. Il a assuré lundi se sentir "très bien" et "déborder d'anticorps" après avoir été gravement malade du Covid-19 en avril.

Avec près de 52.000 morts, le Royaume-Uni est le pays d'Europe le plus endeuillé par la pandémie.

La Suède, qui mène une stratégie bien moins stricte que la plupart des pays européens, a annoncé lundi limiter les rassemblements publics à huit personnes maximum face au rebond des contaminations, une première.


En Norvège, pays qui compte pourtant un taux de contaminations relativement bas, la municipalité d'Oslo a annoncé le durcissement des règles de "confinement social" pour les adolescents, particulièrement concernés par un récent rebond de l'épidémie.

L'Autriche débute mardi un second confinement, avec fermeture des écoles et des magasins non essentiels et appel à rester chez soi. Le chancelier Sebastian Kurz a également annoncé une campagne de dépistage du Covid-19 à grande échelle.

"Manque d'anticipation", "comportement irresponsable": le gouvernement de coalition entre les conservateurs du chancelier Sebastian Kurz et les écologistes fait face à une pluie de reproches, depuis qu'il a annoncé samedi la nécessité de fermer les écoles comme les magasins pour au moins trois semaines.

A commencer par ceux de la cheffe de l'opposition sociale-démocrate, médecin et ex-ministre de la santé, pour qui l'instauration d'une interdiction de sortie et l'arrêt de l'économie est "sans conteste l'expression d'une perte totale de contrôle".


"C'est notamment à cause du gouvernement que l'Autriche est passée du statut de pays modèle à celui de lanterne rouge concernant les contaminations", a tonné Pamela Rendi-Wagner, mettant fin au consensus national.

Le nombre moyen de contaminations quotidiennes se situait lundi à 809 par million d'habitants sur les sept derniers jours, selon le site "Our World in Data", soit bien plus qu'aux Etats-Unis (460) ou en Allemagne voisine (221).

Le gouvernement autrichien a décidé de la fermeture mardi des classes et des magasins non essentiels, deux semaines après la mise en place d'un confinement partiel qui n'a pas permis de ralentir la fulgurante propagation du coronavirus dans le pays.

Jusqu'au 6 décembre, les sorties à l'extérieur ne sont autorisées que dans des circonstances bien précises (courses alimentaires, motifs professionnels et médicaux, sport ou balades).

Un confinement partiel avec la mise en place d'un couvre-feu nocturne avait été instauré début novembre. Les restaurants, musées, salles de concerts, espaces sportifs avaient été fermés, mais le nombre de cas a continué à exploser.

Relativement épargné par la première vague, ce pays de 8,9 millions d'habitants, l'un des tous premiers à fermer totalement au printemps, a de fait enregistré lundi encore 4.657 infections, contre "seulement" 1.000 début octobre et le système hospitalier arrive à saturation.

En France, 508 nouveaux décès ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, mais le nombre de nouveaux cas était au plus bas depuis des semaines, selon les données officielles.

En revanche, le nombre de personnes actuellement hospitalisées en France a battu un nouveau record, à 33.466 avec 2.065 nouveaux patients sur 24 heures.

"S'il y a des signes d'amélioration en termes d'épidémie, nous n'avons pas encore vaincu le virus", a prévenu le ministre de la Santé Olivier Véran, exhortant ses concitoyens à "ne pas relâcher (leurs) efforts".

Record de décès en Russie

La Russie a enregistré mardi un nouveau record de décès quotidiens dus au Covid-19 avec 442 morts, l'épidémie s'aggravant en régions où les exemples d'hôpitaux débordés ou de morgues pleines se multiplient. Les autorités russes ont jusqu'ici exclu tout nouveau confinement national, estimant que des mesures restrictives comme celles imposées au printemps seraient trop dommageables pour l'économie.

Mardi, les autorités ont annoncé avoir enregistré le décès de 442 personnes au cours des dernières 24 heures, trois de plus que le précédent record du 12 novembre.

Au total, 33.931 malades sont décédés du coronavirus depuis le début de la pandémie mais ce bilan reflétant une létalité bien moindre qu'ailleurs dans le monde est sujet à caution, les autorités russes ne recensant que les décès qui, après autopsie, ont pour cause première établie le coronavirus.

Les données démographiques de la période mars-septembre 2020 témoignent d'une surmortalité de 117.107 décès par rapport à la même période de 2019.

Mardi, le nombre de nouvelles infections était lui de 22.410 pour un total de 1. 948 .603 malades, plaçant la Russie au cinquième rang mondial.

Lundi, le ministre de la Santé Mikhaïl Mourachko a affirmé que 84% des lits d'hôpitaux dédiés au coronavirus étaient occupés.

Si la capitale russe reste l'épicentre du coronavirus dans le pays avec entre 5.000 et 7.000 nouveaux cas quotidiens, la situation est de plus en plu inquiétante en province, au système de santé souvent délabré et aux hôpitaux mal équipés, qui concentre désormais le trois quart des nouveaux patients.

Dans la région d'Ivanovo, au nord-est de Moscou, le ministre de la Santé régional Artour Fokine a admis que les morgues étaient débordées.

Selon le journal indépendant Novaïa Gazeta, les pharmacies de plusieurs régions manquent par ailleurs de médicaments prescrits pour lutter contre les symptômes du Covid-19 ou de la grippe.

De plus en plus de restrictions aux Etats-Unis

L'Europe n'est pas seule à redoubler d'efforts: de l'autre côté de l'Atlantique, la maire de Chicago, troisième ville des Etats-Unis, a recommandé à ses 2,7 millions d'administrés d'éviter les sorties, sauf pour les déplacements essentiels dont le travail et l'école, de ne recevoir aucun invité et d'annuler les traditionnelles fêtes de Thanksgiving.

Il ne s'agit que de recommandations. En revanche, les réunions privées sont, de façon obligatoire, limitées à 10 personnes maximum.


De New York à Seattle, Etats et métropoles ont réintroduit des restrictions ces derniers jours pour tenter d'enrayer l'embrasement du coronavirus.

Les Etats-Unis, pays le plus endeuillé au monde avec 247.116 décès devant le Brésil (166.014 morts), ont enregistré un million de nouvelles infections au Covid-19 en moins d'une semaine et ont franchi la barre des 11 millions de cas dimanche, selon l'université Johns Hopkins.

Les deux vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna pourraient être autorisés par l'Agence américaine des médicaments (FDA) dans la première quinzaine de décembre, a dit lundi Moncef Slaoui, responsable scientifique de l'opération Warp Speed, montée par le président Donald Trump pour vacciner la population américaine.