L'homme est apparu nerveux, disant être "fatigué" et avoir "de la rancœur". "C'est quoi? Vous voulez m'achever? J'apporte aucun élément, moi, dans ce dossier. Je vous sers à rien", a clamé le prévenu. Mohamed Rabhioui a été interrogé sur ses nombreux contacts avec Ahmed Dahmani, un des logisticiens présumés des attentats parisiens du 13 novembre 2015, actuellement incarcéré en Turquie. Il y avait fui le lendemain des attaques. Il est notamment reproché à Mohamed Rabhioui, qui se trouvait au Maroc à cette époque, d'avoir servi d'intermédiaire pour la fabrication de faux papiers au bénéfice de Dahmani. Des photos d'identité de ce dernier lui avaient été envoyées via les réseaux sociaux. Le prévenu a contesté.

"Si j'avais dû faire un faux passeport, je l'aurai déjà fait pour moi-même. J'ai pas servi d'intermédiaire. Non, je ne sais pas qui m'a envoyé ces photos! Jamais, je ne lui aurais fait un passeport. Le monsieur qui a fait le passeport, vous l'avez appréhendé. Je ne le connais pas", a-t-il déclaré.

"On m'a questionné pendant quatorze jours au Maroc. J'ai pris quatre ans. J'ai rien à voir, j'ai rien d'un terroriste, j'ai pas aidé de terroristes. Parlez-moi de 'stup', parlez-moi d'autres choses", a clamé Mohamed Rabhioui, très nerveux. L'homme a précisé avoir été libéré préventivement en 2017. Il est à nouveau incarcéré depuis un an, en France cette fois, dans le cadre d'un dossier de trafic international de stupéfiants.