"Les présidents von der Leyen et Michel ont tenu leur réunion hebdomadaire habituelle et ont discuté d'une série de questions d'actualité", a expliqué le porte-parole de la Commission européenne à l'issue de la rencontre. L'entretien s'est déroulé au Berlaymont, siège de la Commission européenne et a duré près de deux heures. Ursula von der Leyen "a clairement indiqué qu'elle ne permettra jamais qu'une telle situation se reproduise", a précisé une source à la Commission.

La controverse suscitée par la distinction de sièges lors de la réunion du mardi 6 avril à Ankara avec le président turc Recep Tayyip Erdogan a été vécue comme un affront par Ursula von der Leyen. La présidente de la Commission avait été placée en retrait sur un divan, tandis que Charles Michel et Recep Tayyip Erdogan prenaient place dans les deux seuls fauteuils disponibles.

"La Commission profite de l'incident pour remettre en cause les traités, notamment l'article 15" qui détaille les responsabilités de chacun, soutient un représentant du Conseil. L'exécutif européen s'est défendu d'avoir une telle intention: "Nous ne revendiquons rien de plus que ce qui est dans les traités", avait assuré plus tôt lundi Eric Mamer.

C'était la première fois lundi que les deux dirigeants se parlaient depuis l'incident, malgré des tentatives précédentes de Charles Michel de contacter Mme von der Leyen.

"Après Ankara, la présidente est allée en Jordanie, puis elle s'est rendue en Allemagne pour la première fois depuis Noël pour retrouver sa famille, et durant ce séjour, elle a privilégié ses relations familiales", a expliqué le porte-parole de la Commission.

Les présidents des deux institutions seront entendus mardi en fin de journée par les chefs des groupes politiques au Parlement européen, où un débat sur le "Sofagate" a été réclamé.