21h56 : Une ONG se fait voler des centaines de gilets pare-balles destinés à être envoyés en Ukraine

Une organisation non gouvernementale d'Américains d'origine ukrainienne s'est fait voler 300 à 400 gilets pare-balles donnés par des policiers et destinés à être envoyés en Ukraine, ont annoncé jeudi la police new-yorkaise et l'association. Un "cambriolage" a été constaté mercredi matin au siège de l'ONG Ukrainian Congress Committee of America (UCCA), dans le sud de Manhattan, où "environ 400 gilets pare-balles avaient été soustraits de l'endroit" où ils étaient entreposés, a indiqué à l'AFP une porte-parole de la police de New York (NYPD).

"Il n'y a eu aucune interpellation et l'enquête se poursuit", a-t-elle déclaré.

Un porte-parole de l'UCCA a confirmé à l'AFP qu'environ "les trois quarts des gilets pare-balles avaient disparu" en début de semaine, mais que ni l'ONG ni la police "ne savaient qui" était derrière ce vol et "pourquoi et comment" il avait pu avoir lieu.

20h38 : Les réfugiés d'Ukraine de plus en plus traumatisés et perdus, selon le HCR

Les réfugiés ukrainiens qui ont fui ces derniers jours leur pays attaqué par les forces russes sont plus traumatisés que ceux qui avaient réussi à le quitter au cours de la première phase de la guerre, a indiqué vendredi le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Ceux qui ont pris tôt la décision de partir avaient souvent des relations à l'étranger, un projet en tête et un endroit où aller, alors que ceux qui fuient maintenant le pays en proie à la guerre sont perdus, ne sachant pas quoi faire, a souligné le HCR.

Le porte-parole du HCR Matthew Saltmarsh a souligné, à Rzeszow en Pologne près de la frontière avec l'Ukraine, que les réfugiés qui arrivent maintenant avaient un plus grand besoin d'aide.

"C'est ce que nous avons vraiment remarqué au cours des cinq à six derniers jours en Pologne", a-t-il déclaré à la presse à Genève par liaison vidéo.

"Ces réfugiés qui sont en train d'arriver ont été plus traumatisés. Beaucoup d'entre eux ont subi un choc. Il est juste de dire qu'ils ont moins de moyens que ceux qui sont arrivés lors de la première phase de cette crise", a-t-il ajouté.

Selon le HCR, 3,27 millions de personnes ont fui l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe le 24 février.

Les garde-frontières polonais ont indiqué que deux millions de réfugiés avaient franchi la frontière entre la Pologne et l'Ukraine.

"Nous avons remarqué que beaucoup n'avaient pas de plan lorsqu'ils arrivaient", a déclaré M. Saltmarsh au sujet des arrivées récentes.

Lors de la première phase, "de nombreux réfugiés avaient des amis, des réseaux au sein de la diaspora, des contacts et des proches chez qui ils pouvaient aller et rester dans un premier temps, avant de projeter" la suite de leur périple, a-t-il expliqué.

"C'est moins le cas récemment, ce qui veut dire que ceux qui arrivent ne savent pas vraiment où ils peuvent aller", a-t-il ajouté.

Cette situation entraîne "une plus grande pression sur les autorités polonaises" qui doivent solliciter un plus grand nombre de municipalités et de régions pour leur demander de trouver des lieux d'hébergement pour les nouveaux arrivants, a souligné le porte-parole.

19h45 : La Russie accuse le Conseil de l'Europe d'être un instrument "russophobe" au service des Occidentaux

La Russie a accusé vendredi le Conseil de l'Europe, qui l'a exclue officiellement mercredi, d'être un instrument "russophobe" au service des Occidentaux, assurant rejeter le "tutorat de Bruxelles" en matières de droits humains. "En raison de l'activité russophobe des Occidentaux, cette structure est en train de perdre sa raison d'être", a déploré dans un communiqué la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

"En plaçant le service des intérêts du bloc au-dessus de ses propres objectifs statutaires, le Conseil de l'Europe a été transformé en un instrument obéissant de l'Union européenne, de l'Otan et de leurs satellites", a-t-elle poursuivi.

La Russie a été officiellement expulsée mercredi du Conseil de l'Europe, dont elle était membre depuis 1996. Moscou avait vu sa participation dans les principaux organes du Conseil suspendue depuis le 25 février, lendemain du lancement de l'offensive en Ukraine.

Selon Mme Zakharova, cette expulsion "ne change rien au fond pour nous. Elle ne fait que nous dispenser de respecter les procédures et obligations résiduelles qui nous sont imposées".

"La Russie n'accepte pas le tutorat de Bruxelles en matière de droits humains", a-t-elle poursuivi, accusant l'UE de "marchander des exceptions, exemptions et privilèges" quant aux valeurs qu'elle défend, "comme dans un bazar".

Vigie des droits humains en Europe, le Conseil de l'Europe, créé en 1949, réunissait jusqu'alors la quasi-totalité des Etats du continent, 47 au total, dont la Russie, depuis 1996, et l'Ukraine, depuis 1995.

La sortie de la Russie du Conseil de l'Europe fait craindre une dégradation de la situation en matière des droits humains dans ce pays, déjà régulièrement pointé du doigt par les organisations internationales.

19h00 : Biden a mis en garde Xi sur les "conséquences" d'une aide de la Chine à la Russie

Le président américain Joe Biden a "décrit les implications et conséquences si la Chine fournissait un soutien matériel à la Russie alors qu'elle mène une attaque brutale contre les villes et civils ukrainiens", dans un entretien vidéo avec son homologue chinois Xi Jinping, a fait savoir vendredi la Maison Blanche.

Les deux dirigeants ont signalé leur volonté de "garder des canaux de communication ouverts" lors de cet entretien qui a duré près de deux heures, selon un communiqué.

18h30 : Poutine accuse l'Ukraine de "crimes de guerre" auprès de Macron, qui exprime sa "préoccupation extrême"

Le président russe Vladimir Poutine a accusé vendredi l'Ukraine, lors d'un appel téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron, de "nombreux crimes de guerre", assurant que les forces dirigées par Moscou faisaient "tout leur possible" pour ne pas cibler les civils.

Lors de cet appel, "l'attention a été attirée sur les nombreux crimes de guerre commis quotidiennement par les forces de sécurité et les nationalistes ukrainiens", a indiqué le Kremlin dans un communiqué.

M. Poutine a cité "en particulier les attaques massives aux roquettes et à l'artillerie sur les villes du Donbass", l'est russophone de l'Ukraine en partie contrôlé par des séparatistes prorusses soutenus par Moscou.

Le président a aussi assuré que" les forces armées russes faisaient tout leur possible pour préserver la vie des civils, notamment en mettant en place des couloirs humanitaires pour leur évacuation en toute sécurité".

Emmanuel Macron a de son côté exprimé à Vladimir Poutine sa "préoccupation extrême" concernant la situation à Marioupol, une ville du sud-est de l'Ukraine bombardée par l'armée russe, et réclamé "la levée du siège et l'accès humanitaire", a indiqué l'Elysée.

Au cours d'un nouvel entretien téléphonique entre les présidents français et russe qui a duré 1h10, Emmanuel Macron a "de nouveau exigé le respect immédiat d'un cessez-le-feu" en Ukraine, a précisé la présidence.

Les deux dirigeants ont aussi abordé, lors de cet appel "à l'initiative française", les négociations entre Moscou et Kiev en cours, a ajouté le Kremlin sans donner davantage de détails.

18h15 : Moscou annonce un "rapprochement" des positions dans ses pourparlers avec Kiev

Le chef de la délégation russe aux pourparlers avec Kiev a annoncé vendredi avoir constaté un "rapprochement" des positions sur la question d'un statut neutre de l'Ukraine et des progrès sur celle de la démilitarisation du pays. "Le sujet du statut de neutralité de l'Ukraine et de sa non-adhésion à l'Otan est l'un des points clés des négociations, c'est le point sur lequel les parties ont rapproché le plus possible leurs positions", a déclaré Vladimir Medinski, cité par les agences russes.

Il a toutefois relevé des "nuances" à propos des "garanties de sécurité" réclamées par l'Ukraine.

"En ce qui concerne la démilitarisation, je dirais 50/50", a-t-il poursuivi, disant ne pas pouvoir révéler les détails des négociations mais que les délégations sont "à mi-chemin" d'un accord sur la question.

La Russie, qui mène depuis le 24 février une offensive contre son voisin, mène parallèlement des négociations avec Kiev pour exiger d'elle un statut neutre comme celui de la Suède ou de l'Autriche, un refus d'une adhésion à l'Otan et une démilitarisation et une "dénazification" du pays.

L'Ukraine avait estimé mercredi que des "contradictions profondes" persistaient dans les pourparlers russo-ukrainiens, mais qu'un "compromis" était encore possible.

18h00 : Le Parlement européen interdit d'accès aux diplomates russes et biélorusses

Les diplomates et représentants gouvernementaux russes et biélorusses ne sont plus autorisés à pénétrer dans les locaux du Parlement européen depuis vendredi. "Il n'y a pas de place dans la maison de la démocratie pour ceux qui cherchent à détruire l'ordre démocratique", a expliqué la présidente Roberta Metsola sur Twitter pour justifier cette décision.

Mme Metsola a pris cette décision sur la base du règlement intérieur et des règles d'accès au Parlement. L'interdiction est d'une durée indéterminée et s'applique aux bâtiments de Bruxelles, Strasbourg et Luxembourg. Au total, plus de 100 diplomates et fonctionnaires russes et bélarusses sont concernés par cette décision.

Depuis le début de l'invasion militaire de l'Ukraine, le Parlement européen a adopté une position ferme à l'encontre de la Russie et a exprimé sa totale solidarité avec l'Ukraine. Dans une résolution adoptée au début du mois, l'Hémicycle européen a ainsi demandé l'ouverture de la voie à l'octroi du statut de pays-candidat à l'Union européenne.

Jeudi, Roberta Metsola a remis les clés d'un des bâtiments du Parlement à Bruxelles à une ONG ukrainienne. Celle-ci y disposera d'un espace pour coordonner son travail et fournir une assistance aux réfugiés en Belgique.

17h45 : Un blessé grave, pas de morts au théâtre de Marioupol

Le bombardement mercredi d'un théâtre de Marioupol par des troupes russes, selon Kiev, a fait au moins un blessé grave, mais pas de morts, a indiqué vendredi le conseil municipal dans son premier bilan sur ce drame.

"Selon des informations préliminaires, il n'y a pas de morts. Mais il y a des informations sur une personne très gravement blessée", a indiqué le conseil municipal de cette ville du sud-est de l'Ukraine sur Telegram.

16h45: L'Ouzbékistan est le premier pays d'Asie centrale à soutenir la "souveraineté" ukrainienne

"L'Ouzbékistan soutient l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine", a déclaré jeudi le ministre des Affaires étrangères ouzbèke, Abdulaziz Komilov, devant le Sénat national. Il est le premier représentant d'une république d'Asie centrale, historiquement liée à la Russie, à sortir de sa réserve au sujet du conflit russo-ukrainien. Le ministre a également exhorté à la "cessation immédiate des actions militaires et de la violence en Ukraine", comme on peut le lire dans un tweet publié sur le compte officiel de l'ambassade d'Ouzbékistan aux États-Unis et au Canada.

Il a en outre fait savoir que son pays ne reconnaîtrait pas les républiques autoproclamées de Donestk et Lougansk, situées dans les territoires sécessionnistes de l'est ukrainien. "Nous continuerons à fournir de l'aide humanitaire à l'Ukraine", a ajouté Abdulaziz Komilov.

L'Ouzbékistan, ex-pays de l'Union soviétique, est le premier État d'Asie centrale à sortir de sa réserve, malgré d'importants liens économiques avec la Russie.

16h35 : Il faut aider l'Ukaine sans "négliger" les autres pays fragiles, plaide le PAM

Le directeur du Programme alimentaire mondial a lancé vendredi un vibrant appel aux pays développés pour qu'ils ne "négligent" pas les pays, autres que l'Ukraine, qui sont également dans une extrême précarité. "Je m'efforce de réveiller les Européens et les Etats-Unis", a déclaré David Beasley lors d'une conversation avec Kristalina Georgieva, la directrice générale du Fonds monétaire international consacrée aux pays fragilisés par les conflits.

15h55: Les Occidentaux dénoncent à l'ONU la "désinformation" alimentée selon eux par la Russie

Les six pays occidentaux membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont dénoncé vendredi l'utilisation de cette instance par Moscou pour diffuser de "la désinformation" et de la "propagande", avant une dixième réunion de cette instance depuis l'invasion. Demandée par la Russie et portant sur des armes biologiques supposées présentes en Ukraine, "cette réunion, et ces mensonges sont conçus dans un seul but: détourner la responsabilité de la Russie dans cette guerre et dans la catastrophe humanitaire qu'elle a provoquée", ont-ils affirmé dans une déclaration conjointe lue par l'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield.

La diplomate était accompagnée de représentants de la France, de la Norvège, de l'Albanie, de l'Irlande et du Royaume-Uni.

Le Conseil de sécurité avait déjà tenu la semaine dernière une réunion similaire, déjà demandée par la Russie.

Lors de la nouvelle session, les Etats-Unis ont répété que "l'Ukraine n'avait pas de programme d'armes biologiques". "Nous continuons de croire qu'il est possible que la Russie envisage d'utiliser des agents chimiques ou biologiques contre le peuple ukrainien", a-t-elle ajouté.

15h50 : ce que l'on sait de l'entretien entre Biden et Xi

La Chine et les Etats-Unis ont la responsabilité d'aider à la paix mondiale, a déclaré vendredi le président chinois Xi Jinping à son homologue américain Joe Biden, lors d'un entretien consacré à la guerre en Ukraine.

"La crise ukrainienne n'est pas quelque chose que nous souhaitions voir" arriver, a déclaré M. Xi, selon des propos rapportés par la télévision chinoise.

"En tant que membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et en tant que deux premières économies mondiales, il nous incombe non seulement de conduire les relations sino-américaines sur la bonne voie, mais aussi d'assumer nos responsabilités internationales et de travailler à la paix et la tranquillité dans le monde."

Lors de cet entretien, le président américain devait appeler M. Xi à prendre ses distances avec le président russe Vladimir Poutine, dont les troupes ont envahi l'Ukraine le 24 février.

Depuis cette date, Pékin s'est gardé de condamner l'invasion russe et a mis la responsabilité du conflit sur le compte de l'Otan.

Selon un bref compte-rendu diffusé par la chaîne publique CCTV, le président chinois a estimé que "les relations entre États ne peuvent aller jusqu'à la confrontation armée".

"Les conflits et les antagonismes ne sont dans l'intérêt de personne. La paix et la sécurité sont les biens que la communauté internationale doit avoir le plus à coeur", a-t-il déclaré à son homologue américain.

15h40 : Des Kalachnikov commenceront bientôt à être fabriquées en Inde, selon un ambassadeur russe

La coentreprise indo-russe Rifles Private Ltd. (IRRPL) dans une grande usine construite dans la ville de Korwa, en Inde, se lancera dans la production de fusils d'assaut Kalachnikov AK-203 prochainement, a déclaré vendredi l'ambassadeur de Russie à New Delhi, Denis Alipov, aux médias russes, selon des informations relayées par l'agence de presse Tass. "Nous espérons que la fabrication des AK-203 commencera rapidement. Pour l'instant, nous sommes proches de signer le contrat (en vue du lancement de leur fabrication)", a déclaré M. Alipov.

Le Premier ministre indien, Narendra Modi, avait annoncé en mars 2019 la création d'une entreprise indo-russe pour la production de Kalachnikov. L'entreprise commune a été créée près de la ville de Korwa.

Les forces armées indiennes doivent obtenir 670.000 fusils d'assaut AK-203, dont 600.000 seront fabriqués dans l'usine. L'Inde sera le premier pays à commencer la production de l'AK-203 en dehors de la Russie.

15h00 : La Grèce offre de reconstruire la maternité de Marioupol

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis s'est dit vendredi prêt à reconstruire la maternité de Marioupol, ville assiégée dans le sud de l'Ukraine, qui a été bombardée il y a quelques jours. "La Grèce est prête à reconstruire la maternité de Marioupol, le centre de la minorité grecque en Ukraine, une cité chère à nos coeurs et devenue le symbole de la barbarie de la guerre", a écrit sur Twitter le Premier ministre.

14h55 : Poutine disparait soudainement de la télé en plein discours

Le président russe Vladimir Poutine a soudainement disparu vendredi des écrans en plein discours au cours d'un grand concert à Moscou célébrant l'annexion de la Crimée ukrainienne en 2014. Vladimir Poutine était en train de louer l'héroïsme des soldats russes engagés en Ukraine, devant des dizaines de milliers de personnes dans un stade, quand soudain la chaîne de télévision publique russe Rossiya-24 a commencé à montrer d'autres moments du même évènement, discours officiels et chansons populaires.

Quinze minutes après, la télévision a repris la diffusion de l'intervention du président russe en différé.

14h50 : 130 personnes sauvées du théâtre de Marioupol, des "centaines" d'autres sous les décombres

Plus de 130 personnes ont pu être sauvées du bâtiment d'un théâtre de Marioupol bombardé par l'armée russe, mais des "centaines" d'autres demeurent sous les décombres, a déclaré vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Plus de 130 personnes ont pu être sauvées. Mais des centaines d'habitants de Marioupol sont toujours sous les décombres", a-t-il déclaré dans une vidéo tout en promettant la poursuite des opérations de secours "malgré les bombardements" qui se poursuivent dans cette grande ville portuaire.

14h45 : 222 personnes dont 60 civils tués à Kiev en trois semaines

Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine il y a trois semaines, 222 personnes dont 56 civils, parmi lesquels quatre enfants, ont été tués à Kiev, la capitale, a indiqué vendredi la mairie. Au total, 889 personnes dont 241 civils ont également été blessés dans cette ville depuis le début de la guerre le 24 février, a précisé la mairie sur Telegram.

Parmi les blessés figurent 18 enfants, trois chauffeurs d'ambulance et un médecin urgentiste, selon la mairie, qui a aussi fait état de 36 immeubles résidentiels et dix écoles endommagées.

14h40 : Un responsable russe démissionne après avoir critiqué l'opération en Ukraine

Un ex-conseiller du Kremlin, Arkadi Dvorkovitch, un des rares responsables russes à avoir critiqué l'offensive en Ukraine, a démissionné de la direction d'une fondation économique publique, a annoncé vendredi cette dernière. "Arkadi Dvorkovitch a décidé de quitter ses fonctions de président de la Fondation Skolkovo et de se concentrer sur des projets éducatifs", a indiqué cette entité dans un communiqué.

Créée en 2010, la Fondation Skolkovo est un projet étatique d'innovation technologique visant à créer l'équivalent russe de la Silicon Valley et à diversifier une économie très dépendante des revenus des hydrocarbures.

Vice-Premier ministre entre 2012 et 2018, M. Dvorkovitch, 49 ans, est aussi l'actuel président de la Fédération internationale d'échecs (FIDE), un sport dans lequel la Russie conserve une importante influence.

Depuis le début de l'opération militaire russe en Ukraine, le 24 février, cet ancien conseiller du Kremlin est l'une des rares voix officielles en Russie à avoir critiqué publiquement les hostilités en Ukraine.

"Les guerres sont la pire chose qu'une personne puisse affronter dans la vie. Toutes les guerres, partout dans le monde. Les guerres ne prennent pas seulement des vies inestimables. Elles tuent aussi des espoirs et des aspirations, elles paralysent ou détruisent des relations et des liens. Y compris cette guerre."

"Mes pensées vont aux civils ukrainiens", a-t-il ajouté, dans une interview au média américain Mother Jones, précisant que Moscou avait "commencé" le conflit en Ukraine.

Cité dans le communiqué de la Fondation Skolkovo, Arkadi Dvorkovitch n'a pas donné les raisons de son départ.

14h37 : Zelensky va s'adresse aux députés français mercredi par vidéo

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky interviendra mercredi à 15H00 en direct par vidéo devant les députés français, a indiqué vendredi la présidence de l'Assemblée nationale dans un communiqué.

"La situation de guerre qui frappe le peuple ukrainien concerne l'ensemble des peuples d'Europe, et leurs assemblées parlementaires", a-t-elle souligné. M. Zelensky s'est déjà adressé par lien vidéo aux eurodéputés le 1er mars, puis devant le parlement britannique, les parlementaires canadiens, le Congrès américain et le Bundestag allemand. Dimanche, il doit encore s'adresser au Parlement israélien.

14h35 : Besoins humanitaires toujours plus urgents dans l'est de l'Ukraine, selon l'ONU

L'ONU a averti vendredi que les besoins humanitaires dans l'est de l'Ukraine devenaient de plus en plus urgents, avec notamment plus de 200.000 personnes qui n'ont pas accès à de l'eau rien que dans la région de Donetsk. "La situation humanitaire dans des villes telles que Marioupol et Soumy est extrêmement grave, les habitants étant confrontés à de graves pénuries - aux conséquences qui peuvent être fatales - de nourriture, d'eau et de médicaments", a déclaré un porte-parole de l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Matthew Saltmarsh.

14h30 : La Russie taxe Google et YouTube d'activités "terroristes"

Le régulateur russe a taxé vendredi le géant américain Google et son service vidéo YouTube d'activités "terroristes", première étape vers un possible blocage du site comme l'ont été Twitter, Instagram et plusieurs médias ces dernières semaines.

Selon Roskomnadzor, le gendarme russe des télécoms, des utilisateurs de YouTube "diffusent des publicités avec des appels à mettre hors service les communications ferroviaires de la Russie et du Bélarus", pays allié de Moscou duquel est menée l'offensive sur le nord de l'Ukraine.

"Les activités de l'administration de YouTube sont de nature terroriste et menacent la vie et la santé des citoyens russes", a affirmé Roskomnadzor, cité par l'agence de presse Interfax.

Dénonçant la "position clairement antirusse" de Google, le gendarme russe a dit exiger que la société américaine "cesse de diffuser les vidéos anti-russes dans les plus brefs délais".

La Russie a déjà bloqué l'accès aux populaires réseaux sociaux Instagram, Facebook et Twitter et engagé des poursuites contre le groupe Meta, l'accusant de propager des "appels au meurtre" contre les Russes.

La Russie est un des pays les plus restrictifs en matière de liberté de la presse et d'expression, et la situation s'est encore détériorée ces dernières semaines avec le blocage de la plupart des médias indépendants qui subsistaient après le déclenchement de l'offensive contre l'Ukraine le 24 février.

14h25 : Les Nations Unies confirment la mort de 816 civils en Ukraine

Les Nations Unies ont confirmé vendredi la mort de 816 civils en Ukraine. Ce nombre était de 780 jeudi. Le nombre vérifié de civils blessés pendant la guerre est passé, quant à lui, de 1.252 à 1.333. Toutes les victimes n'ont cependant pas été signalées à l'ONU et il est également difficile de confirmer les cas connus en raison de la guerre qui fait rage. L'organisation estime à ce titre que les chiffres sont en fait beaucoup plus élevés. A Marioupol en particulier, selon des informations non confirmées, de nombreux habitants, environ 2.500, seraient morts.

Dans la capitale Kiev, 222 personnes dont 60 civils et quatre enfants ont été tuées depuis le début de la guerre il y a trois semaines, ont annoncé vendredi les autorités locales. Les Nations Unies ont par ailleurs pu documenter la mort de 59 enfants au total. Le nombre d'enfants blessés est lui de 74.

14h20 : Réunion du G7 jeudi à Bruxelles

Une réunion du G7, consacrée à l'invasion russe de l'Ukraine et organisée dans la foulée de sommets de l'Otan et de l'UE, se tiendra jeudi prochain à Bruxelles, a annoncé vendredi le gouvernement allemand.

La rencontre sera consacrée "en particulier à la situation de l'Ukraine" et sera "intégrée" aux sommets de l'Otan et de l'Union européenne qui se tiennent eux aussi à Bruxelles ce jour-là, a annoncé une porte-parole du gouvernement allemand Christiane Hoffmann lors d'un point presse.

L'Allemagne préside cette année le G7, qui réunit aussi Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Canada, Japon et Italie.

L'Otan organise le même jour un sommet extraordinaire consacré à la guerre en Ukraine, auquel participera Joe Biden, qui effectuera le déplacement à Bruxelles.

Une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE se tiendra aussi jeudi 24 mars à Bruxelles, en présence du président américain.

14h18 : L'entretien très attendu entre Biden et Xi a commencé

L'entretien entre le président américain Joe Biden et son homologue chinois Xi Jinping, qui sera consacré en particulier à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a débuté vendredi à 13H03 GMT, a fait savoir la Maison Blanche.

Lors de cet échange téléphonique, le quatrième et sans doute le plus important entre les deux dirigeants, Joe Biden va promettre des représailles si jamais la Chine venait en aide à la Russie, notamment en lui fournissant des armements.

14h10 : La banque centrale russe maintient son taux directeur à 20%

La banque centrale russe (BCR) a annoncé vendredi maintenir son taux directeur à 20%, après l'avoir fortement relevé le 28 février, estimant que cette hausse avait permis de "maintenir la stabilité financière" après l'offensive russe en Ukraine. "Le conseil d'administration de la Banque de Russie a décidé de maintenir le taux à 20% par an", a indiqué l'institution monétaire dans un communiqué, à l'issue d'une réunion du conseil d'administration.

"L'économie russe entre dans une phase de transformations structurelles à grande échelle, qui sera accompagnée d'une période de hausse de l'inflation temporaire mais inévitable, liée principalement à des ajustements des prix d'un grand nombre de biens et de services", explique l'institution.

"La politique monétaire de la Banque de Russie doit permettre une adaptation graduelle de l'économie aux nouvelles conditions et un retour à une inflation de 4% en 2024", ajoute-t-elle.

Le taux directeur est le principal outil de lutte contre l'inflation.

13h35 : Nouvelle livraison d'armes de la Belgique à l'Ukraine en vue

Le conseil des ministres a approuvé vendredi l'acquisition d'armes à destination de l'Ukraine, a confirmé le cabinet de la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, à la suite d'une information parue dans "Le Soir". Selon le quotidien, le montant de l'opération s'élève à 11 millions d'euros et porte sur des armes létales et non létales ainsi que des protections et des appareils de vision nocturne. Le matériel sera acheté auprès d'entreprises belges: la FN Herstal, fabricante d'armes légères, Sioen, spécialisée dans le textile et qui produit notamment des gilets pare-balles, et OIP, qui produit des systèmes de vision.

Le conseil des ministres a également décidé de reconstituer une partie des stocks d'armes et de munitions de l'armée belge.

13h30 : Les trois pays baltes expulsent dix diplomates russes au total

La Lituanie, la Lettonie et l'Estonie ont annoncé vendredi l'expulsion de dix diplomates russes au total, dans le contexte de l'agression russe en Ukraine.

"La Lettonie expulse trois employés de l'ambassade russe en raison d'activités contraires à leur statut diplomatique et compte tenu de l'agression russe en cours en Ukraine", a annoncé sur Twitter le ministre letton des Affaires étrangères Edgars Rinkevics, précisant que la décision a été coordonnée avec la Lituanie et l'Estonie. Les ministères des Affaires étrangères de ces pays ont annoncé l'expulsion de quatre et de trois diplomates russes, respectivement.

13h12 : L'UE rejette un deux poids, deux mesures dans l'accueil des réfugiés ukrainiens et syriens

L'Union européenne a offert la même aide aux réfugiés ayant fui la guerre en Syrie qu'à ceux qui ont quitté l'Ukraine depuis l'invasion russe fin février, a affirmé vendredi le vice-président de la Commission européenne Margaritis Schinas. "Nous avons délivré à tous [les réfugiés ukrainiens] un statut de protection temporaire donnant un accès plein et immédiat aux services de soin, au logement et à l'emploi une semaine à peine après le déclenchement de la guerre", s'est félicité M. Schinas devant des journalistes à Istanbul.

Interrogé sur le traitement que l'UE avait réservé aux réfugiés lors de la crise migratoire de 2015, lorsque l'Europe avait été débordée par l'arrivée de plus d'un million de personnes fuyant pour la plupart la guerre en Syrie, M. Schinas a affirmé que Bruxelles avait appliqué "exactement la même approche".

"Je pense que nous avons fait notre part et je ne vois pas de deux poids, deux mesures à ce sujet", a-t-il affirmé.

M. Schinas a toutefois qualifié la crise humanitaire actuelle d'"unique" du point du vue des Européens.

"Cette fois nous avons des Etats membres qui sont limitrophes de l'Ukraine, donc l'afflux arrive directement dans l'Union européenne", mais "les fondamentaux restent exactement les mêmes", a-t-il assuré, expliquant que les Syriens ayant fui leur pays avaient eux aussi eu l'opportunité de demander l'asile sur le sol européen.

L'UE a toutefois signé en 2016 un accord avec Ankara prévoyant le renvoi des îles grecques vers la Turquie des migrants en situation irrégulière et une aide financière pour l'accueil des réfugiés. La Turquie accueille actuellement près de cinq millions de réfugiés sur son territoire, selon un comptage officiel - 4,1 millions selon le HCR, en majorité des Syriens.

Plus de 3,1 millions de réfugiés ont pour leur part fui l'invasion russe en Ukraine entamée le 24 février, selon un décompte du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR), une agence de l'ONU, publié jeudi.

12h54 : La Bulgarie expulse dix diplomates russes

La Bulgarie a annoncé vendredi l'expulsion de dix diplomates russes pour "des activités non conformes à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Cette formule est souvent utilisée pour signaler des activités d'espionnage. Ils devront quitter le territoire dans les 72 heures.

Deux diplomates russes avaient déjà été expulsés début mars pour un motif similaire.

La Bulgarie, membre de l'Union européenne et de l'Otan, entretient traditionnellement des relations économiques étroites avec la Russie mais depuis octobre 2019, plusieurs affaires d'espionnage ont suscité des crispations.

Avec l'annonce de vendredi, 20 diplomates russes et un assistant technique à l'ambassade ont été expulsés au total sur la période.

Ces nouvelles expulsions interviennent en pleine tension entre Moscou et l'Occident en raison de l'invasion russe qui a commencé le 24 février en Ukraine.

Fin février, douze membres de la mission diplomatique russe auprès de l'ONU ont reçu l'ordre de quitter les Etats-Unis avant le 7 mars. Le 14 mars, c'était au tour de la Slovaquie de renvoyer trois diplomates russes.

12h13 : FMI, BERD, BM prévoient de "vastes" retombées mondiales

Les grandes organisations économiques internationales telles que la BERD, le FMI et la Banque mondiale se déclarent vendredi "horrifiées et profondément inquiètes" de l'invasion russe de l'Ukraine, prévoyant de "vastes retombées économiques mondiales".

Dans un communiqué, les organisations signataires soulignent qu'en plus "de la dévastatrice catastrophe humanitaire en Ukraine, la guerre perturbe les moyens de subsistance dans la région et au-delà", réduisant l'approvisionnement en énergie, en nourriture, augmentant les prix et la pauvreté.

12h01 : La Norvège va muscler son armée près d'une Russie "plus dangereuse"

Le gouvernement norvégien a annoncé vendredi qu'il allait débloquer cette année 3 milliards de couronnes (308 millions d'euros) supplémentaires pour, en particulier, renforcer sa présence militaire dans le Grand Nord près de la frontière avec la Russie.

"Même si une attaque russe contre la Norvège n'est pas probable, il faut que l'on réalise que nous avons un voisin à l'est qui est devenu plus dangereux et plus imprévisible", a déclaré le ministre norvégien de la Défense, Odd Roger Enoksen, lors d'une conférence de presse.

11h53 : 90 % de la région de de Louhansk conquise par la Russie

L'armée russe a fait état vendredi de nouvelles victoires dans la région administrative de Louhansk, dans l'est de l'Ukraine. "Quatre-vingt-dix pour cent ont été mis sous notre contrôle", a déclaré le major général Igor Konashenkov, porte-parole du ministère de la Défense, à Moscou. M. Konashenkov a également parlé du terrain gagné par les forces de la République populaire de Donetsk. Avec le soutien de la Russie, ces forces resserrent l'étau autour de la ville portuaire de Marioepol.

Les républiques populaires autoproclamées de Louhansk et de Donetsk sont soutenues et équipées par la Russie depuis 2014. Le territoire qu'ils contrôlaient avant l'attaque russe du 24 février ne comprenait qu'une partie des régions administratives ukrainiennes de Louhansk et de Donetsk. Les séparatistes revendiquent ces grandes zones.

L'armée russe affirme avoir détruit 183 drones, 1 406 chars et véhicules blindés, 138 positions de tirs de roquettes, 535 pièces d'artillerie et 1 200 véhicules des forces armées ukrainiennes depuis le 24 février. Ces informations n'ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.

11h49 : Emmanuel Macron va de nouveau s'entretenir avec Poutine ce vendredi

Le Kremlin a annoncé que les deux chefs d'Etats allaient s'entretenir par téléphone ce vendredi.

10h59 : Un quartier résidentiel de Kiev attaqué

Le district de Podilsky à Kiev a été bombardée ce vendredi par les russes. Selon le maire de la capitale, Vitaliy Klitschko, une personne est décédée dans l'explosion, et 19 ont été blessées, dont 4 enfants.


10h40 : Poutine accuse l'Ukraine de "faire traîner" les pourparlers

Le président russe Vladimir Poutine a accusé vendredi l'Ukraine de "faire traîner" les pourparlers sur le conflit et a estimé que Kiev avait des demandes "pas réalistes", lors d'un entretien téléphonique avec le chancelier allemand. "Il a été noté que le régime de Kiev cherche par tous les moyens à faire traîner le processus de négociations, en avançant de nouvelles propositions pas réalistes", a indiqué le Kremlin dans un communiqué résumant les propos de M. Poutine à Olaf Scholz.

Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe, a dit à la presse que l'entretien entre les deux dirigeants avait été une "conversation dure".

Il a ajouté que le président russe doit aussi parler avec son homologue français, Emmanuel Macron, vendredi aux alentours de 17H00 HB.

La Russie a indiqué vouloir négocier avec Kiev un statut de neutralité et démilitarisé.

Les autorités ukrainiennes, sans balayer l'idée d'une neutralité et en semblant renoncer à une adhésion à l'Otan, ont, elles, réclamé la désignation de pays garants de sa sécurité et qui la défendraient militairement en cas d'agression par Moscou.

Kiev réclame aussi le retrait de toutes les forces russes et le respect de son intégrité territoriale, alors que la Russie a reconnu l'indépendance de deux entités séparatistes en Ukraine et a annexée la Crimée.

La Russie célèbre d'ailleurs vendredi les huit ans de l'annexion de cette péninsule.

10h27 : Des perturbations GPS jusqu'en Méditerranée

Des perturbations de signaux GPS utilisés pour la navigation aérienne se sont intensifiées depuis l'invasion de l'Ukraine, touchant aussi des zones relativement éloignées du conflit comme la Méditerranée ou la Finlande, ont prévenu les autorités. Dans un bulletin d'information sur la sécurité, visible vendredi sur son site internet, l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a mis en garde contre ce phénomène dû soit à un "brouillage" des signaux satellitaires de positionnement, soit à leur "usurpation".

L'ampleur de ces anomalies est différente selon les situations mais elles ont pu, "dans certains cas, mener à des modifications de trajectoire ou même à un changement de destination car il était impossible d'effectuer un atterrissage en sécurité", déclare l'AESA tout en jugeant que le phénomène n'est pas tel qu'il nécessite de suspendre les opérations de vol.

Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février, des perturbations importantes de signaux GPS ont été signalées dans la région de l'enclave russe de Kaliningrad, les Etats baltes et autres Etats voisins, a indiqué l'agence européenne.

Ce phénomène touche aussi "l'Est de la Finlande, la Mer Noire et également "la zone est-méditerranéenne près de Chypre, de la Turquie, du Liban, de la Syrie et d'Israël, ainsi que le nord de l'Irak", selon l'AESA.

Dans son bulletin, l'agence invite tous les acteurs du transport aérien à faire remonter les anomalies qu'ils pourraient constater et à se tenir prêts à recourir à d'autres outils de navigation et d'approche à leur disposition en cas d'impossibilité de pouvoir compter sur la navigation par satellite.

10h16 : L'Ukraine annonce l'ouverture de nouveaux couloirs humanitaires

Les autorités ukrainiennes ont annoncé l'établissement vendredi de neuf nouveaux corridors humanitaires à travers le pays afin de permettre aux civils de fuir les zones de combats de manière sécurisée. "Les gens devraient pouvoir fuir la ville portuaire de Marioupol assiégée par la Russie en direction de Zaporijjia dans le nord-ouest", a indiqué la vice-première ministre ukrainienne, Irina Vereshchuk, dans un message vidéo. D'autres couloirs sont prévus comme dans la région de Sumi en direction de Poltava dans le centre de l'Ukraine.

Un camion-citerne rempli de carburant pour les voitures privées était en route pour Marioupol où la situation est particulièrement dramatique, poursuit Irina Vereshchuk. Des milliers de civils sont parvenus à quitter la ville ces derniers jours à bord de leur véhicule. Mais beaucoup sont encore piégés dans cette ville située au bord de la mer d'Azov, où il n'y a plus d'électricité, d'eau ou de chauffage depuis des jours. Selon Kiev, les convois d'aide n'y parviennent pas.

10h15 : Plus de deux millions de réfugiés ukrainiens en Pologne

Le nombre des personnes arrivées d'Ukraine en Pologne pour fuir l'invasion russe a dépassé deux millions vendredi à 09H00 HB, ont annoncé les garde-frontières polonais "Aujourd'hui, le 18 mars, à 09H00 (08H00 GMT), le nombre des réfugiés d'Ukraine a dépassé deux millions. Ce sont en majorité des femmes avec des enfants. Les fonctionnaires des garde-frontières sont les premiers Polonais qui les aident après qu'ils ont franchi la frontière", selon un bref communiqué sur leur compte Twitter.

10h12 : L'AIE appelle à réduire rapidement la consommation de pétrole

Baisser la vitesse sur route, télétravailler, rendre les transports publics moins cher: l'AIE a dévoilé vendredi des mesures pour réduire rapidement la consommation de pétrole, face au risque de choc causé par l'invasion russe en Ukraine.

L'ensemble de ces 10 mesures permettrait de réduire la consommation de pétrole de 2,7 millions de barils par jour en quatre mois, l'équivalent de la consommation de toutes les voitures en Chine, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

9h15 : Le Royaume-Uni retire sa licence de diffusion à la chaîne russe RT

La licence de diffusion de la chaine d'Etat russe RT au Royaume-Uni a été retirée vendredi, a annoncé le régulateur britannique des médias Ofcom dans un communiqué.

"Ofcom a retiré aujourd'hui la licence de diffusion de RT au Royaume-Uni", a indiqué le régulateur, considérant qu'il n'était plus "adapté ni approprié" de diffuser la chaîne dans le pays après l'invasion russe de l'Ukraine.

8h33 : Des combats dans le centre-ville de Marioupol

L'armée russe et ses alliés séparatistes combattent désormais dans le centre-ville de Marioupol, un port ukrainien stratégique assiégé dans le sud-est du pays, a annoncé vendredi le ministère russe de la Défense.

"A Marioupol, les unités de la République populaire (autoproclamée, ndlr) de Donetsk, avec le soutien des forces armées russes, resserrent leur étau d'encerclement et combattent les nationalistes dans le centre de la ville", a indiqué le porte-parole du ministère, Igor Konachenkov.

Il a par ailleurs assuré que les forces russes et les séparatistes de Lougansk contrôlaient désormais 90% du territoire de la région ukrainienne éponyme. Peu avant l'offensive, le 24 février, Moscou avait reconnu l'indépendance des territoires séparatistes de Lougansk et de Donetsk.

7h12: Selon le maire de Lviv, "des missiles" russes ont frappé la zone de l'aéroport

Des "missiles" russes ont frappé vendredi le quartier de l'aéroport de Lviv, grande ville ukrainienne située près de la frontière polonaise, a annoncé son maire, Andriy Sadovy.

"Des missiles ont frappé le quartier de l'aéroport de Lviv", a-t-il écrit sur son compte Facebook, assurant que la frappe n'avait pas touché directement l'aéroport.

"La situation sur place est en train d'être précisée", a-t-il ajouté.

Un journaliste de l'AFP a vu un panache de fumée se dégager dans les airs au dessus de la zone, ainsi des véhicules de police et des ambulances fonçant dans cette direction.

La grande ville de Lviv a été épargnée par les combats jusqu'à présent. Mais l'armée russe a bombardé dimanche une base militaire ukrainienne dans cette région, faisant au moins une trentaine de morts.


7h00: Des nuages de fumée visibles dans la zone de l'aéroport de Lviv

D'épais nuages de fumée étaient visibles vendredi matin dans la zone de l'aéroport de Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, près de la frontière polonaise, a constaté un journaliste de l'AFP. Pour l'heure, les autorités n'ont pas donné d'indications sur l'origine de cette fumée. La grande ville de Lviv a été épargnée par les combats jusqu'à présent. Mais l'armée russe a bombardé dimanche une base militaire ukrainienne dans cette région.


6h06 : Les séparatistes de Lougansk signalent des bombardements par les forces ukrainiennes

Un leader des séparatistes dans l'est de l'Ukraine, dans la région de Lougansk, affirme que l'armée ukrainienne a bombardé des zones habitées à cinq endroits, rapporte l'agence de presse russe TASS. Une usine sidérurgique a été endommagée et est désormais privée d'électricité, selon un représentant de cette république auto-proclamée. En tout, 18 maisons et une école ont aussi été touchées, poursuit le représentant, sans que son affirmation puisse être vérifiée à ce stade.

5h47 : Le président ukrainien Zelensky assure que son pays détient toujours des zones clés

L'Ukraine garde encore le contrôle des zones clés du pays dont les forces russes tentent de s'emparer, assure le président ukrainien Volodymyr Zelensky, plus de trois semaines après le début de l'invasion du pays par la fédération voisine. Les troupes ukrainiennes ont riposté à toutes les attaques par les troupes russes, a détaillé M. Zelensky dans un message vidéo posté sur la plateforme Telegram vendredi à l'aube.

Il a déclaré que son pays était dans une meilleure posture qu'en 2014 lorsque l'annexion de la Crimée par la Russie s'était déroulée "sans accroc". "Nous sommes différents aujourd'hui de ce que nous étions en 2014", a affirmé le président. L'Ukraine d'aujourd'hui est "capable de se défendre contre une invasion à grande échelle pendant 22 jours", selon M. Zelensky.

Le président ukrainien a ajouté lors de son allocution quotidienne que les résidents dans les villes de Marioupol (sud), Kharkiv (est) et Chernihiv (nord) étaient assiégés par les unités russes, mais qu'ils n'allaient pas être abandonnés.

"Vous allez être libres", a martelé le président, assurant que de l'armée à l'église, tout le monde faisait son possible pour aider le peuple ukrainien. Il a aussi remercié le président américain Joe Biden pour sa "nouvelle et efficace" aide.

Le dirigeant ukrainien a aussi promis aux entrepreneurs du soutien comme moins de procédures administratives et des prêts sans intérêts durant le conflit.

Il ne s'est pas étalé sur les négociations en cours avec la délégation russe. "Il est préférable de travailler dans le calme, au lieu de le faire en télévision, sur radio ou Facebook", a concédé le président.

4h30: Le nombre de civils pris au piège dans le théâtre de Marioupol pourrait avoisiner 1.300

Pas moins de 1.300 personnes se trouvaient dans un abri antiaérien sous le théâtre de Marioupol, au sud de l'Ukraine, lorsqu'il a été bombardé, selon le député Serguei Taruta , s'exprimant dans la nuit de jeudi à vendredi sur Facebook. Auparavant, le bourgmestre de la ville évoquait un millier de personnes qui s'y était réfugié, mais aucun bilan de victimes du bombardement n'a été communiqué à ce stade. Le parlementaire a aussi affirmé que l'abri avait résisté. "Il est constitué de trois parties et on ne sait pas encore si elles ont été endommagées", a-t-il écrit sur Facebook. Plusieurs personnes "en sont sorties dans la matinée après que les habitants ont dégagé eux-mêmes les débris", a-t-il expliqué.

Selon une autre parlementaire, Olha Stefanishyna, environ 130 personnes auraient pu être sauvées jeudi.

L'émissaire ukrainienne aux droits humains Lioudmyla Denissova a indiqué que l'abri avait résisté au bombardement: "Nous pensons que tout le monde a survécu", a-t-elle déclaré à la télévision, précisant sur la messagerie Telegram, que des survivants avaient commencé à être extirpés des décombres.

La Russie a affirmé ne pas avoir bombardé la ville, et avancé que l'immeuble avait été détruit par le bataillon nationaliste ukrainien Azov.

Selon le ministre italien de la Culture, Rome est "disposée à reconstruire le théâtre". "Le gouvernement a approuvé ma proposition d'offrir à l'Ukraine les ressources et les moyens pour le reconstruire dès que possible", a-t-il tweeté. "Les théâtres de tous les pays appartiennent à l'humanité tout entière".

La mairie de Marioupol a signalé que la situation était "critique" avec des bombardements russes "ininterrompus" et des destructions "colossales".

Selon les premières estimations, environ 80% du parc de logements de la ville a été détruit.


4h11 : Nouvelles sanctions australiennes et japonaises envers la Russie

L'Australie et le Japon ont imposé de nouvelles sanctions envers la Russie, en représailles à l'invasion de l'Ukraine, sous forme de gel des avoirs de ressortissants et entités russes supplémentaires, rapportent les médias locaux de ces pays vendredi. Canberra a visé deux oligarques faisant des affaires en Australie, rapporte le média public ABC. D'une part, Oleg Deripaska, président de la compagnie russe d'aluminium Rusal et qui détient 20% de participation dans l'entité australienne Queensland Alumina, et d'autre part, Viktor Vekselberg qui a aussi une participation dans l'entreprise énergétique australienne Origin Energy. Tous deux figurent aussi sur la liste des personnes sanctionnées par le Royaume-Uni et les USA, principaux alliés de l'Australie.

Ces noms s'ajoutent à une vingtaine de sociétés russes aussi visées par des sanctions australiennes.

Au Japon, la liste des nouvelles personnalités ou entités sanctionnées reprend le chef des renseignements militaires russes, Igor Kostyukov, et le fournisseur d'armes russe Rosoboronexport. En tout, 15 personnes et neuf entités ont été rajoutées à cette liste par le gouvernement japonais, rapporte l'agence de presse Kyodo.

Le Japon a désormais imposé des sanctions à environ 95 citoyens russes depuis l'offensive de la Russie en Ukraine fin février. Tokyo s'inscrit donc la foulée de l'UE, des USA, du Royaume-Uni ou encore du Canada et de l'Australie.

4h : 1.500 conteneurs russes bloqués dans des ports belges

Quelque 1.500 conteneurs en transbordement dont la destination finale est la Russie sont actuellement bloqués pour contrôle dans les ports d'Anvers et de Zeebrugge, selon des chiffres obtenus par De Standaard auprès de l'administration des douanes et des accises. Le fait qu'il s'agisse de conteneurs en cours de transbordement signifie que les ports belges en question font office de destinations intermédiaires. "Ces conteneurs ne peuvent être libérés que si les entreprises concernées présentent les documents nécessaires montrant qu'ils ne tombent pas sous le coup des sanctions européennes", explique le patron des douanes et accises, Kristian Vanderwaeren. "Si les documents n'apportent pas de clarté, nous réalisons un contrôle physique du chargement."

Depuis l'instauration des sanctions européennes contre la Russie, les douanes ont déjà contrôlé plus d'une dizaine de milliers de conteneurs.

En sus des ports, 374 chargements de marchandises à destination de la Russie sont actuellement bloqués en Belgique. Et 16 chargements, en provenance de Russie cette fois, ont été bloqués.

Les douanes s'attendent à ce que le nombre de contrôles et de blocages augmente encore fortement dans les semaines qui viennent avec les nouvelles sanctions décidées par l'Union européenne.

2h55 : Au nord de l'Ukraine, Chernihiv reste prise pour cible par l'armée russe

Les forces armées russes poursuivent leur offensive sur la ville ukrainienne de Chernihiv, à 150 kilomètres de la capitale Kiev, au nord du pays, a communiqué l'Etat-major ukrainien sur Facebook, cité par l'agence de presse dpa. La ville de 300.000 habitants est à proximité des frontières avec la Russie et le Bélarus, et est pris pour cible par l'armée russe depuis le début de l'invasion du pays.

La situation humanitaire y est catastrophique, alors que bien des bâtiments ont été détruits. Jeudi, les autorités locales recensaient une cinquantaine de morts en 24 heures.

Dans le voisinage de Brovary, en périphérie de Kiev, l'armée ukrainienne a été visée par des tirs à plusieurs reprises, poursuit la communication de l'État-major.

Au sud du pays, les Russes tentent de repérer et anéantir les défenses antiaériennes ukrainiennes le long de la Mer Noire.

A d'autres endroits dans le pays, l'armée russe semble se concentrer sur le renforcement de ses positions et la préparation de nouvelles offensives.

L'État-major ukrainien avance en outre que la Russie a recruté environ un millier de volontaires de l'armée syrienne de Bachar al-Assad ainsi que des combattants du Hezbollah iranien.

1h12 : L'armée ukrainienne tente de bouter les militaires russes hors de la banlieue de Kiev

L'armée ukrainienne affirme avoir lancé une opération pour bouter les militaires russes hors de la banlieue de la capitale Kiev. Le chef de l'administration militaire régionale de Kiev, Oleksandr Pavlyuk, a affirmé dans les médias du pays jeudi soir qu'il y a avait une "résistance de la part de l'ennemi", selon les informations livrées par l'agence de presse ukrainienne, UNIAN.

Les Russes étaient en train de déplacer leurs unités, selon ce fonctionnaire de la Défense ukrainienne. Il ne pouvait pas révéler davantage de détails alors que les opérations étaient en cours.

Il a décrit la situation dans la région de Kiev de difficile mais "contrôlable," admettant qu'il était compliqué de fournir un pronostic.

M. Pavlyuk a cité bon nombre de villes aux alentours de la capitale qui étaient à risque. Des bombardements étaient signalés au nord de la capitale, a-t-il aussi annoncé.