Au douzième coup de minuit, la foule en liesse a lâché des ballons devant la tour de l'horloge du bâtiment des douanes, un des sites historiques de la métropole de 11 millions d'habitants.

"2020 a été une année très difficile pour nous parce que nous avons subi l'épidémie, particulièrement à Wuhan. C'est quelque chose que nous ne pourrons jamais oublier", a déclaré une habitante du nom de Xu Du à l'AFP.

"Nous sommes restés enfermés pendant des mois (...) mais nous avons survécu". Le nouveau coronavirus est apparu dans la cité des bords du Yangtsé à la fin de 2019 et le bureau de l'Organisation mondiale de la santé à Pékin en a été avisé le 31 décembre de la même année.

Le pouvoir chinois a décrété la mise en quarantaine de la ville puis de sa province, le Hubei, à partir du 23 janvier 2020, sans pouvoir empêcher que le virus se répande aux quatre coins du globe, faisant plus de 1,8 million de morts.

En Chine même, l'épidémie a été jugulée dès le printemps et le dernier décès dans le pays a été déclaré à la mi-mai. Selon le comptage officiel publié vendredi, la Chine a enregistré 4.634 décès et plus de 87.000 contaminations, dont la très grande majorité à Wuhan, où le confinement a été levé début avril.

Signe que la prudence reste de mise, la plupart des habitants croisés dans la nuit du réveillon portaient un masque.

Le régime communiste a été critiqué pour son manque de transparence au début de l'épidémie et une équipe de l'OMS est attendue début janvier en Chine pour enquêter sur l'origine du coronavirus.

Dans ses voeux aux Chinois, le président Xi Jinping a déclaré jeudi soir qu'ils avaient écrit "une épopée" par leur combat contre l'épidémie.