Au lendemain de l’utilisation, par le président américain Joe Biden, du terme de "génocide" pour qualifier les exactions russes en Ukraine, le président français Emmanuel Macron s’est, jeudi, refusé à reprendre le même vocable. "Je dirais que la Russie a déclenché d’une manière unilatérale une guerre brutale, qu’il est maintenant établi que des crimes de guerre ont été faits par l’armée russe et qu’il faut maintenant en trouver les responsables, a-t-il a déclaré. Ce qui est en train de se passer est une folie, c’est d’une brutalité inouïe mais je regarde en même temps les faits et je veux essayer au maximum de continuer à pouvoir arrêter cette guerre et à rebâtir la paix. Et je ne suis pas sûr que l’escalade des mots serve la cause."

Une prise de position qui a heurté profondément le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. "S’ils sont vrais, de tels propos sont très blessants pour nous", a déclaré M. Zelensky lors d’une conférence de presse commune avec les chefs d’État polonais, lituanien, estonien et letton, alors en visite à Kiev.

Réponse de Macron : "Les mots ont un sens, et il faut être très prudent. Mon rôle est évidemment de bâtir la paix, de stopper cette guerre et d’aider le président Zelensky. Mais il est aussi d’éviter une escalade et de protéger les Français contre une extension de la guerre."