"S'ils sont vrais, de tels propos sont très blessants pour nous", a déclaré M. Zelensky lors d'une conférence de presse commune avec les chefs d'Etat polonais, lituanien, estonien et letton, en visite à Kiev.

"Je ferai de mon mieux pour discuter de cette question avec M. Macron aujourd'hui. Si ce n'est pas le cas, alors demain, quand il trouvera le temps", a ajouté M. Zelensky.

Plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron avait choisi de ne pas reprendre le terme "génocide" utilisé par son homologue américain Joe Biden pour en accuser le président russe Vladimir Poutine en Ukraine.

"Je dirais que la Russie a déclenché d'une manière unilatérale une guerre brutale, qu'il est maintenant établi que des crimes de guerre ont été faits par l'armée russe et qu'il faut maintenant en trouver les responsables", a déclaré M. Macron dans un premier temps.

"C'est une folie ce qui est en train de se passer, c'est d'une brutalité inouïe (...) mais je regarde en même temps les faits et je veux essayer au maximum de continuer à pouvoir arrêter cette guerre et à rebâtir la paix, donc je ne suis pas sûr que l'escalade des mots serve la cause", a-t-il poursuivi.

Le porte-parole de la diplomatie ukrainienne, Oleg Nikolenko, avait rapidement réagi auprès de l'agence de presse Interfax-Ukraïna, jugeant la position de M. Macron "décevante".

Mardi, le président américain Joe Biden avait pour la première fois accusé Vladimir Poutine de mener un "génocide" en Ukraine, mot jusque-là employé par M. Zelensky mais jamais par l'administration américaine.

Mercredi, le Premier ministre du Canada Justin Trudeau a, lui aussi, évoqué pour la première fois un "génocide" en Ukraine.

La Russie, de son côté, se défend en dénonçant une "mise en scène" et des "falsifications" orchestrées par les Ukrainiens et destinées à lui nuire.