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Ce matin, on peut tous Poker Mark Zuckerberg (facebook.com/zuck) : son plus beau bébé souffle sa dixième bougie. C’est en effet le 4 février 2004, depuis sa chambre d’étudiant d’Harvard aux relents de bière tiède et de frustration amoureuse, que le geek aujourd’hui multimilliardaire a mis en ligne le phénomène du Web post-2000, claquettes Adidas aux pieds. TheFacebook, disait-on à l’époque, avant que le petit The ne saute.

Transposition virtuelle du trombinoscope estudiantin (livre de visages, soit Face Book), il ne lui faudra que 24 h pour gagner 650 amis. La suite, vous connaissez.

10 ans, soit une éternité à l’ère du buzz, même si ce n’est qu’à partir de septembre 2006, après une extension à plusieurs universités, que Facebook démarre à l’international. Il lui faudra encore deux ans pour atteindre tous nos navigateurs Web (on parle assez peu de smartphones à l’époque, pensez donc, l’iPhone n’a qu’un an et les réseaux 3G sortent à peine de terre….) et n’en plus finir de grandir. La DH consacra au phénomène ses premières lignes, sous la plume de Mateusz Kukulka, le dimanche 7 octobre 2007 (photos ci-dessous). Une date où votre quotidien était encore imprimé en noir et blanc, énième témoin de l’âge pas si juvénile du réseau…

Fait de hauts (sa popularité croissante, sa stratégie de monétisation, sa réussite du virage mobile, son actuel comportement boursier) et de bas (les polémiques sur la confidentialité, la censure douteuse des contenus, son comportement de primo-arrivant boursier), Facebook, finalement, regarde la décennie passée avec une faiblesse et une force très… humaines.

Et pour 10 ans encore ?