Serons-nous tous pucés, Demain ?

L’implant électronique sous-cutané, et toutes ses dérives sous-jacentes, va-t-il bientôt nous coller à la peau ?

A. Ca.
Serons-nous tous pucés, Demain ?

L’implant électronique sous-cutané, et toutes ses dérives sous-jacentes, va-t-il bientôt nous coller à la peau ?

Et si l’objet connecté ultime était… l’être humain ? Si l’interrogation fait peur, elle est, pourtant, déjà concrète.

Près de 10.000 cyborgs arpenteraient déjà nos rues, à ce jour. Et à la grand-messe techno de Berlin, l’Ifa, c’est un sujet qui colle à la peau…

Pour revendiquer l’appellation de cyborg (littéralement un humain avec des greffes de parties mécaniques ou électroniques), un simple implant, en sous-cutané, suffit. De la taille d’un grain de riz, il s’injecte, au moyen d’une seringue hypodermique (par un pro), juste sous la peau, de préférence dans la main. Douloureux, pas intenable. Et rapide. Il en coûte entre 100 à 200 €. Les puces sont recouvertes d’un bioverre hypoallergénique, se retirent sans trop de mal et ne sonnent pas dans les portiques d’aéroports. Invisible une fois placée, la puce RFID (la même que dans une carte de crédit NFC ou votre smartphone) va ouvrir le champ des possibles numériques à celui qui la porte : compatible NFC (Near Field Communication, alias communication en champ proche), elle va permettre au porteur d’effectuer des payements en passant simplement sa main tout près d’un terminal compatible, de ne plus devoir badger devant les portiques du bureau, de contrôler l’éclairage de sa maison au doigt, de transmettre son numéro en serrant la main d’un de ses pairs cyborgs, etc.

À court terme, l’implémentation d’un fichier médical d’urgence, utile en cas d’accident, par exemple, est envisagée. On peut aller jusqu’à imaginer une carte d’identité ou de crédit pucée sous la peau ! Risqué ? Bien sûr. Même si, contrairement au wifi ou au bluetooth, une puce NFC ne fonctionne qu’à très courte portée. Et qu’elle ne permet pas d’être tracé (pas de module GPS). De quoi rassurer ses porteurs pour le moment : "Pour accéder à mes données, il faut savoir exactement où est ma puce et me toucher", explique Evgeny Chereshnev, responsable réseaux sociaux pour le spécialiste de la sécurité informatique Kaspersky. Présent à l’Ifa et porteur d’un implant NFC depuis sept mois "par curiosité", il précise que "nous sommes encore très loin derrière Robocop, mais bien meilleurs qu’Inspecteur Gadget".

Jadis taboue, l’idée d’un être humain augmenté, pour qui la connectivité rentrerait dans l’organisme plutôt que de servir de simple outil, fait son trou.

Le succès, ces derniers mois, des Implant Parties, où de jeunes cadres se réunissent pour se faire implanter, le prouve.

Sans se préoccuper de l’éthique ou de la sacro-sainte enveloppe charnelle…

L’avenir de l’homme passera-t-il un jour par l’implant connecté ? Du saut de puce au saut de géant, le progrès a montré qu’il pouvait faire très vite…


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