Voici comment la Belgique prévoit de lutter contre l'obsolescence programmée

La Belgique et plus largement l'Europe souhaitent s'attaquer à l’obsolescence programmée. Pour des raisons économiques et environnementales, la réparabilité des appareils électroniques est plus que jamais d'actualité. La chronique de Bruno Wattenbergh, éditorialiste économique pour LN24.

La Rédaction

L’obsolescence programmée fait à nouveau parler d'elle. Pour lutter contre le phénomène, Zakia Khattabi a récemment expliqué qu'elle travaillait sur une arme très importante contre cette obsolescence des objets électroniques et le gaspillage qui en découle.

Concrètement, il s'agirait de créer un modèle similaire à celui du nutriscore ou de l'écoscore. Il permettrait, via un système facile et lisible, de déterminer si un appareil électroménager, un ordinateur ou un iPhone sont réparables ou non.

Le sujet est loin d'être anodin quand on sait que 160 000 tonnes d'électroménagers partent à la casse en Belgique chaque année. Donner une seconde vie à ces appareils permet non seulement d'éviter un certain gaspillage, mais également de créer de l'emploi local dédié à ces réparations, tout en veillant à utiliser à bon escient certaines matières premières présentent dans ces appareils et dont la rareté se fait croissante.

Un cadre légal à venir

Sur le plan légal, pour le matériel téléphonique et informatique, un projet de loi distinct prévoit l'obligation d'informer l'acheteur sur la durée de compatibilité des logiciels. Fabricants et vendeurs devront fournir de l’information sur le maintien de la compatibilité logicielle. Le consommateur sera ainsi informé de la durée pendant laquelle son appareil supportera les mises à jour successives.

Le gouvernement fédéral belge a un projet de loi dans les mains qui obligera, à l'horizon 2023, tout vendeur à afficher un indice de réparabilité des appareils électroniques. Il faudra donc encore attendre jusqu'à l'année prochaine pour voir le projet se concrétiser.

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