La 5G en Belgique ne devrait pas être une réalité avant la mi-2022. "Les enchères du spectre n'auront en effet pas lieu avant la fin de cette année voire le début de l'an prochain", a répété ce mercredi la ministre des Télécommunications Petra De Sutter (Groen) devant la commission Economie de la Chambre. 

L'obligation de couverture pour les opérateurs sera assez sévère, a-t-elle prévenu, avec 70% de la population devant bénéficier de la technologie un an après son lancement, soit à la mi-2023. Ce taux devra ensuite évoluer à 99,5% au bout de deux ans, puis à 99,8% après six ans, c'est-à-dire à la mi-2028. Une ambition plus importante que ce que prévoit la Commission européenne.

Petra De Sutter souhaite publier la législation relative au lancement de la 5G avant le mois de juin. L'Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT), le régulateur du secteur, aura ensuite besoin de 5 à 6 mois pour préparer la mise aux enchères, ce qui mène à fin 2021-début 2022.

Dissiper les inquiétudes

Pour dissiper les inquiétudes relatives à l'impact sur la santé de cette technologie, le gouvernement va travailler, dans les mois qui viennent, à l'élaboration d'une plateforme de connaissances et d'apprentissages. On retrouvera notamment un site web avec des questions et réponses et une campagne sur les médias sociaux.

"Nous serons attentifs aux aspects sanitaires, car c'est une préoccupation d'une partie de la population, mais nous prendrons également des mesures contre les fake news. Il existe un certain nombre de théories du complot sur la 5G. Nous devons nous attaquer à ce problème", estime Petra De Sutter.