"Nos enfants grandissent à l'ère des réseaux sociaux - et beaucoup ressentent le besoin de se mesurer à ces versions filtrées de la réalité qu'ils voient sur leurs écrans", a déclaré Rob Bonta, le procureur général californien dans un communiqué.

"Nous savons que cela a des effets dévastateurs sur la santé mentale et le bien-être des enfants. Mais nous ne savons pas ce que les entreprises elles-mêmes savaient et depuis quand", a-t-il ajouté.

Les magistrats veulent examiner les "techniques utilisées par TikTok pour encourager les jeunes" à y passer plus de temps, à réagir aux contenus et interagir avec les créateurs, ont-ils indiqué dans un communiqué publié aussi par le Vermont, le Tennessee et le Nebraska, entre autres.

Il s'agit de "protéger les enfants et de soutenir les parents", a assuré le procureur général du Vermont, Thomas Donovan.

Cette investigation fait suite à celle menée par de nombreux procureurs généraux contre Meta, la maison mère de Facebook, à qui ils reprochent de promouvoir Instagram auprès des plus jeunes.

"Meta n'a pas réussi à protéger les jeunes sur ses plateformes et a choisi à la place d'ignorer voire, dans certains cas, de renforcer des pratiques qui constituent une menace réelle pour la santé physique et mentale -- exploitant ainsi les enfants pour faire des profits", avait alors souligné la procureure générale du Massachusetts Maura Healey.

Les procureurs se sont notamment fondés sur les révélations à l'automne de la lanceuse d'alerte Frances Haugen.

Selon des documents amassés par ses soins lorsqu'elle travaillait encore au sein de l'entreprise, le géant des réseaux sociaux est au courant depuis longtemps, de par ses propres recherches, des dégâts psychologiques causés par Instagram chez les enfants et adolescents.