Le réseau, qui pulvérise ses records de croissance, introduit les "réactions". Votre like peut notamment être "triste" sur un statut de condoléances et "wouah" sur une nouvelle surprenante.

C’était un peu la quadrature du cercle de la firme de Menlo Park. Comment élargir les interactions possibles sur Facebook ? D’entrée de jeu, Mark Zuckerberg, CEO du réseau des réseaux, avait exclu la probabilité de créer un bouton Je n’aime pas, anti-like, qui aurait vite clivé la communauté en deux clans. Ce qui ne signifiait pas que l’entreprise ne bossait pas sur de nouveaux moyens "d’exprimer de l’empathie... Il faut dire que sur des publications comme le petit dernier qui a 39,8°C, Tatie Jeanne qui a reçu son C4, De Bruyne touché aux ligaments, les tunnels bruxellois qui ne tiennent plus debout, un décès voire un ramassis de propos extrêmes comme on en voit de plus en plus sur le social media, le bouton J’aime sied très mal...

Facebook, qui planchait donc sur la question depuis de nombreux mois, avec des ingénieurs dédiés à l’épineux sujet, vient d’accoucher… en faisant exactement ce que tout le monde fait depuis feu MSN Messenger. C’est-à-dire exprimer une émotion au moyen d’un émoticône. Pas révolutionnaire pour un sou, mais efficace.

Ces interactions, baptisées "réactions", testées depuis plusieurs mois sur les plateformes Facebook d’Irlande, d’Espagne, du Chili, du Portugal, des Philippines et du Japon, ont envahi le reste du monde - dont la Belgique - depuis ce matin.

Ces emojis, smileys et dérivatifs au nombre de cinq, permettent d’exprimer l’amour (love), le rire (haha), la tristesse (sad), l’étonnement (wow) et la colère (angry). L’émerveillement (Yai), celui du milieu sur l'image ci-dessous,mal compris, n’a pas été retenu. Pour sélectionner cette "réaction", il vous suffit de passer votre souris sur "j'aime" et attendre qu'apparaissent les émoticônes.

Le "like" conserve sa position dominante, en tête de gondole des réactions possibles, mais le pouce levé n'est donc plus seul…