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Par l'entremise de sa petite soeur Honor, et uniquement en Chine... pour l'instant. La vie sans Google (et Android) commence.

Et un concurrent de plus pour Samsung, LG, Philips, Sony ou Panasonic. Huawei, par l'entremise de sa marque soeur Honor, se lance dans le marché du... téléviseur.

Mis au ban par l'administration Trump, qui a décidé de blacklister Huawei de la liste des fournisseurs et équipementiers avec lesquels les entreprises américaines avaient le droit de commercer, Huawei a réagi en accélérant le lancement de son propre système d'exploitation. Désormais privé de toutes les fonctionnalités d'Android, Huawei fera tourner ses futurs smartphones sous HarmonyOS, dévoilé la semaine dernière. 

Mais il s'agit d'un OS destiné avant tout à animer des objets connectés, et Huawei l'a rappelé en présentant le premier téléviseur de son histoire.

Enfin, plutôt de l'histoire de Honor, marque soeur de Huawei, à l'image plus jeune et au marketing plus direct.

La smart TV, intitulée Honor Vision 1 et qui intègre l'intelligence artificielle, sera commercialisée dès la semaine prochaine en Chine. La marque n’a pas exclu d’étendre sa disponibilité à d’autres pays sans toutefois s’avancer sur un calendrier.

“Ce n’est pas une simple télévision telle qu’on la connaît”, a prévenu M. Zhao lors d’une conférence des développeurs du groupe à Dongguan (sud de la Chine). 

Un smartphone géant, de 55 pouces

L’appareil, qui tournera sous le système d’exploitation maison de Huawei – HarmonyOS -, a été conçu comme un prolongement sur grand écran du smartphone et fonctionne avec le même écosystème. Les contenus peuvent ainsi être synchronisés et basculés d’un support à l’autre.

Cette télévision intelligente est équipée d’une caméra rétractable destinée aux appels vidéo et à la reconnaissance faciale — pour verrouiller aux enfants l’accès à certains programmes.

Par le biais d'Honor, le géant chinois des télécoms et numéro deux mondial des smartphones fait ainsi son entrée sur un marché dominé jusque là par les sud-coréens Samsung et LG, et les japonais Sony et Panasonic.

Pour rappel, les entreprises américaines ne sont, en théorie, plus autorisées à vendre à Huawei des produits et solutions technologiques. Une période d’exemption de trois mois – qui doit prendre fin la semaine prochaine – a toutefois été accordée par Washington.

Huawei ne conçoit pas que des smartphones : tablettes, ordinateur portable et une foultitude d'équipements réseau figurent déjà à son catalogue. Avant des téléviseurs ?