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Objectif de la rencontre organisée ce matin, au Huawei Cyber Security Center de Bruxelles : montrer patte blanche après son évincement par l'administration Trump. Et rassurer les consommateurs d'un marché où Huawei espérait aller chiper la première place à Samsung: "rien ne changera pour les utilisateurs actuels de smartphones Huawei". Bien. Mais quid des produits qui sortiront demain ?


"Mon smartphone Huwaei fonctionnerat-il encore dans 6 mois ?", "Je pourrais toujours utiliser Google Maps ou Gmail dessus ?", "Je dois acheter un nouveau smartphone, mais avec tout ce qu'on entend, on m'a déconseillé de prendre un Huawei, c'est vrai ?". Ces trois questions, parmi d'autres, tournent en boucle dans les bouches des consommateurs et les oreilles des pontes de Huawei. C'est que la terre du géant chinois des smartphones (n°2 mondial, pour rappel) a fortement tremblé le 19 mai dernier : sous l'impulsion de Donald Trump et dans un climax de durcissement des relations entre USA et Chine, le gouvernement américain plaçait Huawei sur la liste noire des entreprises avec qui les Américains devaient éviter de commercer. Motif premier à cette raison : Huawei est soupçonné d'espionnage.

Conséquence directe, entre autres : Google, père du système opérationnel (OS) Android qui fait tourner 75% des smartphones de monde, annonçait la mise a ban de Huawei pour ce qui est de la licence d'utilisation d'Android. Couac majeur, puisqu'en dépit des spécificités ouvertes (open-source) d'Android, c'est la licence d'utilisation qui conditionne l'implémentation d'applications essentielles de Google dans notre écosystème numérique. En encore plus bref, si Huawei n'a plus de licence d'utilisation de Google, la marque chinoise n'a plus le droit d'exploiter Goolge Maps, YouTube, Gmail,... sur ses futurs smartphones. Même lorsqu'on a diversifié ses activités aussi largement qu'Huawei (groupe mondial qui est aussi un des équipementiers leaders en termes de déploiement réseaux), c'est un uppercut d'une puissance inouïe dans l'estomac (commercial).

Huawei sonne les troupes : Tout va très bien, madame la Marquise ?

Un mois après l'éclatement de la bombe, et autant de mutisme de la part de la marque chinoise, Huawei a sonné le rappel des troupes médiatiques. Avec un mot d'ordre : Trans-pa-rence. C'est ce que Allen Yao, Managing Director de l'unité Consommateurs d'Huawei, ainsi que Wilson Hu, CEO d'Huawei Belgique, ont répété à tue-tête ce matin à Bruxelles, au coeur du tout récent Huawei Cyber Security & Transparency Center, planté au coeur du quartier européen.

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