La multinationale informatique Microsoft et le centre de formation BeCode ont annoncé vendredi l'ouverture de 5 nouvelles écoles d'intelligence artificielle (IA) à Gand, Anvers, Charleroi, Hasselt et Courtrai en plus de celle ouverte à Bruxelles en février 2019.

La première école a permis de diplômer 20 des 28 inscrits à Bruxelles, dont la moitié a directement trouvé un travail chez une entreprise partenaire. De nouvelles formations seront proposées à compter d'août.

BeCode vient de lancer une deuxième AI School à Anvers, permettant à 13 nouvelles personnes de suivre une formation en ligne adaptée aux restrictions imposées par l'épidémie COVID-19. Celle de Charleroi ouvrira au 18 août et celle de Gand au 29 septembre. Pour Hasselt et Courtrai, les écoles sont attendues pour la première moitié de 2021.

Au total, 10 formations auront été données d'ici l'été 2021 dans 6 villes différentes à environ 200 étudiants. L'objectif de Microsoft et BeCode est atteindre dès 2022 un taux de formation de 350 à 500 personnes par an en Belgique au travers de 9 écoles.

Ces formations de 7 mois, suivies d'un stage de 3 mois, sont reconnues par Bruxelles Formation, le VDAB (Vlaamse Dienst voor Arbeidsbemiddeling en Beroepsopleiding) et le Forem. Elles portent sur la gestion des bases de données et le maniement d'outils d'intelligence artificielle. L'école est gratuite pour les personnes en situation difficile comme les chômeurs de longue durée ou des migrants afin d'encourager la diversité. Les entreprises partenaires se joignent au projet au fur et à mesure. "L'engagement d'entreprises privées dans l'aventure reste crucial afin de traduire la formation en opportunités d'emploi", remarque Erik Kerkhofs, directeur commercial chez Microsoft Belgique et Luxembourg.

"Le manque de talents dans une société de plus en plus digitalisée est un défi, mais aussi en fait une opportunité à saisir d'apporter plus de diversité dans le secteur", estime Karen Boers, directrice et fondatrice de BeCode. "On ne vise pas le niveau analytique des universités, mais des compétences pratiques. On forme des profils juniors qui auront les compétences de base, mais comme le programme est flexible, ils auront de nombreuses opportunités de spécialisation". Erik Kerkhofs que cette approche appliquée complémentaire aux universités vise "à trouver un nouvel étang de talents, qui traditionnellement passent sous les radars mais qui ont un appétit d'apprendre. Avec le COVID qui accélère la digitalisation, le besoin de profils numériques va encore augmenter".