Orange est le premier opérateur à lancer la carte eSim en Belgique. Le principe ? Plus de carte SIM plastique à insérer dans son téléphone, l'eSim est soudée dans le mobile

Orange Belgium devient, dès aujourd'hui, le premier opérateur à prendre en charge les SIM intégrées (eSIM). La finalité de l'eSim ? Ne plus avoir à insérer dans son téléphone mobile la petite puce entourée de plastique, alias la carte SIM traditionnelle.  L’eSIM, elle, est directement soudée dans l’appareil. Une fois activée par l'opérateur, elle fonctionne comme une carte SIM classique.

Au rayon des avantages, Orange en pointe trois : "La prise en charge de l’eSIM ouvre la porte à de toutes nouvelles expériences client : les utilisateurs pourront, par exemple, ajouter facilement un nouveau profil eSIM et passer d’un compte à l’autre sans manipuler leur appareil, ce qui devrait intéresser les détenteurs d’un abonnement professionnel et privé, notamment. L’eSIM simplifiera aussi la vie des utilisateurs qui voyagent souvent, des expatriés et des touristes : ils pourront en effet facilement opter pour un abonnement local lorsqu’ils séjournent en Belgique (sans que leur numéro de téléphone ne change, NdlR). Enfin, La prise en charge de l’eSIM permettra également à Orange Belgium d’offrir, dans un futur proche, de nouveaux services d’abonnement pour une gamme étendue d’appareils, comme les tablettes, les montres connectées et autres wearables."

Concrètement, Orange permettra à ses clients "eSim" de télécharger leurs données en scannant un code QR pour générer un profil d’utilisateur spécifique sur l’appareil et accéder de manière sécurisée au réseau. "Le tout, après une vérification approfondie de l’identité du client", rassure l'opérateur.

Dans un premier temps, le client devra encore se rendre dans un shop afin de procéder à l’authentification de son identité. Mais Orange Belgium travaille déjà sur de nouvelles méthodes d’identification plus digitales qui permettront bientôt un processus 100 % en ligne. 

Vertueux d'un point de vue écologique, mais très peu de mobiles compatibles

Si l'eSim propose d'indéniables avantages écologiques (il y a, en Belgique, plus de cartes SIM en circulation que d'habitants !) et logistiques, la technologie a toutefois pour l'heure un gros bémol : le faible parc de smartphones (premium) compatibles. On parle du dernier Google Pixel, des iPhone les plus récents et des Samsung Galaxy S les plus huppés.

Orange s'attend toutefois à ce que l'eSim atteigne 100% du marché d'ici 10 ans.

La mise à disposition de l’eSIM pour les clients B2B interviendra dans une phase ultérieure, pour l'heure, cette nouveauté n'est accessible que pour les particuliers.