New-Tech La semaine fut marquée par deux décisions importantes dans le domaine de la publicité non désirée

LOS ANGELES nDeux décisions sont venues, coup sur coup, faire trembler le monde de la publicité intempestive sur le net. Tout d'abord, Microsoft prenait la résolution de fermer, en octobre prochain, ses sites de discussion gratuits (chat pour les branchés), véritablement gangrenés par les publicités de type pornographique voire même pédophile. Le géant de l'informatique avait subitement une crise de moralité aiguë... Un colosse aux pieds d'argile qui n'est absolument pas en mesure de contrôler certaines dérives.

Ensuite, quelques heures après cette annonce, l'Etat de la Californie promulguait une loi sévère (applicable dès 2004) en matière de pourriels, ces mails publicitaires non voulus envahissants et pourrissant la vie d'honnêtes internautes. Désormais, les annonceurs responsables de ce type de messages virtuels risquent ni plus ni moins que 1.000 $ d'amendes par message non sollicité.

Il faut, bien entendu, savoir que ce type de marketing a coûté aux entreprises américaines, en 2002, paneuf milliards de $! D'un point de vue purement commercial, ces décisions ne feront rien pour améliorer le financement d'Internet. Au contraire, cele rendra encore plus frileux les annonceurs et investisseurs du réseau des réseaux.

Enfin, le moteur de recherche Google a sorti une barre de gestion visant à protéger les utilisateurs contre les pop-up majoritairement publicitaires. Fameux coup pour les sociétés et entreprises qui veulent à tout prix toucher ce public cible. On installe la barre et cela en est fini des publicités pour des marques automobiles, assurances, opérateurs téléphoniques, banques...

Symbolique, trois sites anti-spam viennent, ces dernières heures, d'être attaqués et fermés. Ces sites fournissaient simplement des informations sur des cas flagrants de pub imposée.

Ils éditaient ainsi des listes complètes de spammers aux administrateurs de réseaux et fournisseurs d'accès soucieux de protéger un minimum leur public.

Il s'agit clairement d'un pas de plus dans la guerre que se livrent spammers et adversaires.

© La Dernière Heure 2003