New-Tech

Pour au moins six raisons, allant de la voiture qui marche (façon quadripode impérial à la Star Wars) à celle qui parle ou celle, encore, stratégique, dans le portfolio de Mercedes...

Au milieu des Samsung, Intel, Sony, Lenovo, Acer, quelques autres grands noms s'accaparent l'espace dévolu aux exposants du CES de Las Vegas, grand-messe technologique annuelle qui ouvre ses portes ce mardi dans la ville du vice.

Les noms en question semblent (semblaient), de prime abord, appartenir à un autre champ entrepreneurial : Mercedes, Audi, Nissan, Ford, Hyundai, Valeo. La voiture, qui ne cesse de prendre des entournures high-tech (par le biais de la télématique et l'infotainment embarqué, mais aussi de la voiture autonome, électrique et connectée) n'a en effet cessé de jouer la carte du rapprochement avec l'industrie électronique ces dernières années. Un phénomène qui trouve, au CES, chaque année, sa manifestation physique, de plus en plus visible. Ceci alors que, dans le même temps, de grands constructeurs boudent, de plus en plus nombreux, des salons automobiles historiques comme Detroit, Francfort ou Paris - seul notre bruxellois Motorshow parvient à résister à cette érosion, dans sa très distinguable capacité à faire office de véritable salon de vente, concret.

Une étude du Boston Consulting Group publiée en janvier 2018 table sur une croissance exponentielle du marché mondial de l’électronique embarquée dans les voitures. Il devrait représenter 37 milliards d'euros en 2025. Et 67 milliards dix ans plus tard en 2035. Les véhicules autonomes et semi-autonomes devraient représenter 13 % des ventes de véhicules neufs au niveau mondial en 2025. Et près de 25 % en 2035.

Bref, à Vegas, en janvier, l'auto pèse lourd. Il n'en va pas autrement en cette édition 2019, où une quinzaine d'acteurs majeurs de l'industrie ont fait le déplacement. Tour de piste en six points des événements du CES de Las Vegas qui font de ce salon à près de 200.000 visiteurs sur 4 jours un autre salon de l'Auto mondial.

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