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Difficile de connaître les détails du prochains Mate 30, mais le groupe est confiant par rapport à son positionnement en Europe.

Mystère et confiance. C’est par ces mots qu’on peut décrire l’attitude de Huawei au salon IFA de Berlin. La foire internationale des nouvelles technologies a donné l’occasion à la marque chinoise de présenter ses nouveautés articulées autour de la 5G, tout en restant très floue par rapport au prochain Mate 30 et à la fin de la collaboration avec Google. Les clients belges vont-ils devoir oublier leur Huawei dans les prochains mois ? Certainement pas selon les dirigeants chinois. "La Belgique constitue un marché important pour nous, comme toute l’Europe, assure Walter Ji, responsable de Huawei en Europe de l’ouest. On entend beaucoup de bonnes ou de mauvaises nouvelles venues des Etats-Unis, mais nous sommes prêts à agir et à nous positionner peu importe ce qu’il se passera à l’avenir. Nos clients auront toujours la meilleure expérience possible avec leur smartphone Huawei."

Difficile d’en savoir plus sur les fonctionnalités Android du prochain Mate 30 et sur les répercussions de rejet de Google sur les utilisateurs. "Les détails seront communiqués le 19 septembre lors de la Keynote officielle", a-t-il répondu le plus souvent à nos questions.

Ce qui est cependant sûr, ce que Huawei semble avoir un plan B solide pour proposer la même expérience à ces clients, mais pas pour tout de suite. On sait en effet que la marque chinoise continuera à exploiter Android avec le nouveau Mate 30, le système Harmony OS présenté en août dernier étant plutôt lancé sur les montres connectées ou les ordinateurs. Une manière certainement de préparer le terrain en cas de sanctions plus fortes de la part des Etats-Unis dans les mois à venir.

Et pour la 5G ? On sait que Huawei est paré au niveau de cette nouvelle technologie, mais il faudra que le réseau soit exploitable en Europe et surtout en Belgique. On attend toujours une décision au niveau politique chez nous, et la crise ne permettra pas des avancées significatives dans les semaines à venir. D’autres pays semblent plus enclins à prendre le train en marche, comme l’Espagne ou la France.