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Encore un poil complexe à dompter technologiquement, le MicroLED renferme, derrière ses diodes microscopiques (30 microns), un potentiel plus grand que l'OLED. Et pour, à terme, moins cher.

Si vous venez de vous faire plaisir en craquant pour un téléviseur à dalle OLED, n'ayez crainte : cette technologie d’affichage a encore de beaux jours devant elle. Mais il n'empêche : la technique d'affichage qui lui succédera, pour la première fois présentée au salon CES de Las Vegas en janvier 2018 (avec le gargantuesque The Wall de Samsung, rétréci à 75 pouces lors de l'édition 2019), revêt un caractère prometteur qu'on n'avait plus vu dans l'industrie du téléviseur depuis belle lurette.

Le doux nom de cette technologie d'afichage ? Le MicroLED. Sans entrer dans un descriptif technique trop obtus, retenez ceci : le MicroLED a le potentiel pour allier le meilleur du monde du LCD (dont le LED n'est qu'un dérivatif) et de l'OLED. Soit, respectivement, un pic lumineux très élevé, une meilleure efficacité énergétique et une grande durée de vie (pour les atouts du LCD), mais combinés à un contraste infini, des noirs pronfondément noirs, des couleurs plus fidèles et des angles de vision étendus (soit les plus grands avantages de l'OLED). Un champ des possibles qu'entrouvre l'intégration des diodes auto-émissives microscopiques. Ces petites diodes (DEL, ou LED, c'est selon), déjà présentes sur nos téléviseurs, seraient ici présentes en version rikiki : moins de 30 µm (microns). Tant Samsung que LG se targuent d'avoir des écrans de ce type à glisser dans nos rayons dans l'année à venir, mais ils donnent dans l'abus du langage : ils sont sur le point de pouvoir bientôt produire massivement des dalles d'écrans MiniLED et non MicroLED. La nuance ? 20 microns !

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