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La nouvelle génération de Xbox est fortement pressentie pour une première présentation dans 3 mois. La PS5, elle, pourrait être un peu plus tardive. Surtout, il pourrait s'agir des dernières consoles de salon à sortir, le fantasme du crossplay n'ayant jamais été aussi concret... Projections.

Avec près de 5 ans et demi dans la vue depuis leur sortie en novembre 2013, PlayStation 4 et Xbox One entament, gentiment, la fin de leur cycle de vie - établi pour 7 ans approximativement. La console de Sony, écoulée à plus de 90 millions d'exemplaires, a d'ailleurs vu ses ventes faiblir dernièrement, malgré une rentabilité toujours assurée. Il ne devrait plus sortir beaucoup de jeu événement sur cette plate-forme : Rockstar en a tiré tout le jus avec Red Dead Redemption 2, restent encore les très attendus Days Gone et The Last Of Us 2. Mais qui ne sont pas datés et pourraient également accompagner les premiers pas de la PS5 en sortant en multiplateformes. Moins populaire, la Xbox One est toutefois parvenue à se redresser en fin de carrière, mais sans pour autant - de peu - atteindre la moitié des ventes de sa rivale japonaise  (41 millions d'unités écoulées estimées pour l'américaine). La réflexion ne serait pas complète sans évoquer le cas de la Nintendo Switch. La console hybride du Big N, qui vient de fêter ses deux ans de commercialisation, a déjà conquis plus de 32 millions de (casual ?) gamers, écrasant la Wii U qui, in fine, fut un flop magistral. Anticipons le futur relativement proche du monde du jeu vidéo.

Projet Scarlet : Xbox Lockhart et Anaconda, stars de l'E3 2019 ?

Grand absent de l'E3 cette année, Sony, qui organisera son propre événement dédié (le PSX), laissera le champ libre à Microsoft lors de cette édition 2019. Une opportunité que la firme de Redmond devrait saisir à bras ouverts en juin prochain : selon les infos de nos confrères du site français jeuxvideo.com, Microsoft en profiterait pour y présenter la nouvelle génération de Xbox, qui compterait deux modèles. Issues du projet Xbox Scarlet, elles sont connues jusqu'à présent sous les noms de travail Lockhart et Anaconda. La version Lockhart, qui d'après les premiers bruits de couloir serait dépourvue de lecteur de disque physique (et miserait donc à 100% sur le téléchargement de versions dématérialisées de jeux et/ou le streaming) serait disponible à un prix inférieur à 300 $. Plus onéreuse et plus puissante, la version Anaconda, elle, disposerait bien d'un lecteur optique. Les deux moutures de la console seraient pourvues d'un disque dur SSD d'1 Tb.

Sony PS5 : pas avant 2020... au plus tôt

Une seule certitude : il y aura bien une PlayStation 5. On le tient de Kenichiro Yoshida, PDG de Sony. Il a estimé, a-t-il dit au Financial Times, "nécessaire" d'avoir une console pour la prochaine génération. Reste à déterminer quand. La piste d'une présentation en juin 2019 est déjà exclue : après 24 ans de fidélité à l'E3, Sony snobera pour la première fois l'événement jeu vidéo du début de l'été. Décembre, alors ? Possible, Sony y tiendra son PSX 2019 où il pourrait être question d'une présentation de la console. Pour une commercialisation dès 2020 ? Rien n'est moins sûr : la PS4 n'est pas encore à genoux, ni financièrement, ni techniquement, ni graphiquement (la qualité des récents Red Dead Redemption 2, Kingdom Hearts 3 ou God Of War le prouvent).

L'après : plus de consoles, du vrai crossplay ?

S'il est définitivement acquis qu'au moins une nouvelle PlayStation et une nouvelle Xbox verront le jour, l'avenir est autrement plus ouvert. La possibilité de voir les consoles de salon enterrer la hache de guerre est en effet grandissante. Les récents dires de Shawn Layden, président de Sony Interactive Entertainment Worldwide Studios, vont en tout cas dans ce sens. Après avoir déclaré en février qu’il était ouvert au crossplay, il vient de confier à Gameinformer "que nous envisageons un monde post-console où vous pourrez vivre des expériences de jeu de qualité à travers une variété de technologies. Bien sûr, les PlayStation 4 et PlayStation 4 Pro offrent tout cela, et bien sûr, nous pensons qu’il s’agit de la meilleure expérience de jeu. Mais les autres consoles disponibles, qu’il s’agisse de la Nintendo Switch, de la Xbox One X, de tablettes ou de téléphones, offrent également une expérience unique. Ce que nous devons faire, c’est reconnaître tout cela. Nous ne sommes pas de petits ghettos qui ne sont pas fédérés ni alignés. Nous faisons tous partie de la même communauté de jeu, nous y arrivons par des portes différentes. Je pense que l’avenir sera une extension de cette métaphore. Votre plate-forme n’est pas une planque. C’est juste votre porte d’entrée vers tous ces autres joueurs." 

Un discours d'ouverture de moins en moins rare dans le secteur : en janvier, Shuntaro Furukawa, président de Nintendo, ne disait pas autre chose, lorsqu'il confiait son désir de voir l'expérience Nintendo portée vers d'autres horizons, avec plus de flexibilité. Microsoft et Nintendo planchent d'ailleurs sur un projet commun.  Quant à Phil Spencer, boss de la division Xbox chez Microsoft, son discours porté sur l'ouverture et le caractère inclusif du jeu vidéo tenu en février 2018 au DICE Summit s'inscrit en miroir de tout ceci...

Les planètes seraient-elles enfin alignées pour qu'on puisse, dans un avenir pas trop lointain, jouer à un jeu peu importe sa plate-forme, avec des joueurs du monde entier affranchis des teams Sony, Microsoft ou Nintendo ?