Proximus assure jeudi être en contact avec les communes concernées par le déploiement, depuis mercredi, de sa 5G après que plusieurs d'entre elles en Wallonie se sont plaintes d'avoir été mises devant le fait accompli. 

"Si la communication n'était pas assez claire, nous nous en excusons", réagit l'opérateur, qui assure cependant avoir entrepris toutes les procédures techniques nécessaires. Proximus a annoncé mardi, dans le cadre de la présentation de sa stratégie à l'horizon 2022, le déploiement dès mercredi d'une 5G 'light' dans 30 communes à travers le pays. En Wallonie, Wavre, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Namur ou encore Gembloux ont dénoncé avoir été mises devant le fait accompli et ne pas avoir été informées de ce lancement.

Contacté, l'opérateur indique s'excuser si sa communication n'était pas assez claire et dit parfaitement comprendre la demande "légitime" d'information de ces communes. Il affirme être en dialogue avec les communes et les échevins qui l'ont contacté à ce sujet pour leur donner des éléments de réponses "clairs et précis" aux questions que se posent leurs citoyens. Ceux-ci ont également été publiés sur le site internet de l'entreprise.

A la question de savoir si l'entreprise avait lancé la 5G sans prévenir les autorités et les communes, elle répond toutefois avoir entrepris toutes les procédures techniques nécessaires. Elle a ainsi demandé et reçu l'autorisation de l'IBPT pour utiliser le spectre 3G pour de la 4G et de la 5G et a introduit un dossier pour chaque demande auprès de l'Institut scientifique de santé publique (ISSEP) pour le respect des normes d'émission wallonnes.

Les informations techniques ont ensuite été communiquées aux échevins compétents des communes le 13 mars et n'ont pas fait l'objet de demande d'information ou d'arrêt de leur part. Les dossiers ont dès lors été tacitement acceptés, comme c'est le cas pour la majorité des dossiers de ce type.

Enfin, rien n'a changé depuis mercredi en matière de puissance d'émission dans les communes concernées, affirme Proximus, réfutant tout impact négatif sur la faune et la flore. L'opérateur utilise pour sa 5G des antennes existantes ainsi que la bande de fréquence déjà utilisée pour la 2G et la 3G. Les normes actuellement en vigueur au sud du pays sont donc respectées, ce qui a été attesté par l'ISSEP et communiqué vers les services en charge des dossiers liés à l'environnement de chaque commune, conclut-il.