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Proximus et Orange Belgium ont annoncé la conclusion prochaine d'accord de partage de réseau mobile.

Proximus et Orange Belgium annoncent la signature d’un "term sheet" en vue de la conclusion d’un accord de partage de réseau mobile d’ici la fin de l’année.

L’accord de partage actif visé prévoit la consolidation des réseaux d’accès radio existants de Proximus et Orange Belgium en un réseau commun partagé. Le partage concernera toutes les technologies, de la 2 à la 5G, et ce, au niveau national.

"Ce réseau partagé améliorera la couverture", précise Proximus, le nombre consolidé de sites mobiles étant estimé supérieur d'environ 20 % au réseau d'accès radio actuel de chaque opérateur pris séparément.

© Proximus / Orange

"La signature du term sheet représente une étape importante sur la voie d’un accord définitif de partage du réseau d’accès mobile entre Proximus et Orange Belgium. Cet accord nous permettra d’accélérer et de densifier le déploiement de la 5G, tout en améliorant la capacité et la couverture du réseau mobile", s'est félicité la CEO de Proximus, Dominique Leroy.

L’opération nécessitera un investissement de départ estimé à environ 140 millions d’euros au total sur une période de trois ans (2021-2023). Ce coût devrait être en partie compensé par plusieurs avantages initiaux offerts par le réseau partagé. Le coût additionnel devrait se limiter à environ 75 millions d’euros pour Proximus.

En fonction des résultats, la portée prévue de l'accord de partage se traduirait par un gain annuel récurrent estimé entre 35 et 40 millions d'euros pour Proximus à partir de 2024, résultant d’une diminution des besoins pour l’exploitation de son réseau mobile après la consolidation.

Les économies seront réalisées, d'une part, grâce à la baisse des frais de location, d'énergie, de réparation et de maintenance et, d'autre part, d’une baisse des besoins d’investissements pour le déploiement de la 5G, les nouveaux sites et les déménagements de sites.

Coopétition

Le réseau d’accès mobile partagé sera planifié, construit et exploité par une nouvelle joint-venture détenue à parts égales, conformément aux pratiques courantes sur d’autres marchés de l’Union européenne, détaille de son côté Orange. Autrement dit, c'est la "création d'une joint-venture, tout en gardant une concurrence commerciale sur les services et les prix".

Dans les prochains mois, des équipes dédiées des deux opérateurs définiront toutes les modalités de l’accord, y compris le modèle organisationnel de la nouvelle joint-venture, en vue de conclure l’accord définitif de partage de réseau d’ici la fin de l’année.

Le but est d’entamer les travaux préparatoires au premier trimestre de 2020. Aucun impact significatif n'est néanmoins attendu pour cette année ou l'année suivante.