New-Tech Une société belge mise sur la communauté des cyclistes pour endiguer le phénomène des vélos perdus ou volés.

Un cycliste, son vélo et un smartphone. La scène paraît anodine à une différence près : le vélo est tagué et il n’appartient pas au cycliste. C’est-à-dire doté d’un autocollant sur lequel est imprimé un QR code, ces fameux modules noirs lisibles grâce à un smartphone. Quant au cycliste, il renseigne au propriétaire du vélo que son bien a été retrouvé.

Le nombre d’adeptes de la petite reine augmente. Le nombre de machines perdues ou volées également. Rien qu’à Bruxelles, plus de 800 bicyclettes attendent que leurs propriétaires viennent les récupérer.

"Le problème, c’est l’identification", selon Jean-Pierre Pirson. Le directeur de Cherry on the Bike n’est pas peu fier de présenter la dernière innovation belge. "Depuis longtemps, nous avons le système de gravure du numéro national", mais un simple citoyen n’y a pas accès.

La société a donc conçu un tag chargé d’identifier un vélo. Le cycliste n’a qu’à enregistrer sa machine, avec description et photo.

Via une application gratuite, il peut déclarer le vol ou la perte de son bien. L’annonce est géolocalisée et affichée sur une carte interactive. "Notre but est de constituer une grande communauté".

Chaque membre - qu’il soit cycliste ou non et pourvu qu’il ait téléchargé l’application (Android et iPhone, Windows Phone viendra plus tard) - peut alors participer à la recherche des vélos. S’il en croise un, il scanne le tag et peut voir si le vélo est déclaré perdu. Son propriétaire en est informé. "Notre solution est simple puisqu’elle permet de vérifier le statut du vélo, non pas avec 20 ou 30.000 facteurs, mais avec 10 millions de citoyens", lance le chef d’entreprise, lui-même "véritable biker", avant de préciser : "L’important c’est d’avoir une multitude de solutions."

Si l’application est gratuite, le tag coûte 14,90 €. Disponible en ligne, il sera vendu dans le commerce à partir de ce lundi. À l’occasion de la semaine de la mobilité, la commune de Woluwe-Saint-Pierre a marqué son intérêt pour ce projet de crowdfinding. La prochaine étape est ambitieuse. Au contraire du numéro national, le tag commercialisé par Cherry on the Bike ne connaît pas de frontières. "Nous sommes en Europe !"