L’été s’annonce piquant: tiques et moustiques vont déferler

Au vu des conditions météo, les experts s’attendent à un afflux massif de moustiques qui se manifestera par pics.

Mosquito,Sits,On,Human,Skin.,Pain,,Danger,Of,Infection.,Dangerous
©Shutterstock

Après une alternance de temps chaud et humide durant le printemps, les experts prédisent une importante prolifération de moustiques cet été. Il faut dire que l’alternance de l’humidité et de la chaleur a un impact sur le développement des insectes, dont les mouches, les tiques et les moustiques. Ces espèces connaissent plusieurs générations par an, et dépendent du climat.

"Si on continue à avoir des températures moyennes comme ces dernières semaines, l'impact sera significatif sur les cycles d'insectes comme les moustiques, explique Frédéric Francis, professeur à Gembloux Agro-Bio Tech et responsable de l'unité d'entomologie évolutive et fonctionnelle à ULiège. Plus les températures sont élevées et plus le cycle de reproduction est raccourci et donc les populations augmentent rapidement, en sachant que la femelle moustique peut pondre jusqu'à 30 œufs chaque jour. Et quand on a la génération suivante, il y a un effet exponentiel et le fait d'avoir une température élevée en alternance avec des jours de pluie a un effet positif sur le développement des larves. Cette alternance de chaud et de pluie est propice à leur reproduction."

Dans le cas des moustiques, l'humidité et les eaux stagnantes sont en effet des éléments déterminants. Durant l'été, l'afflux massif des moustiques risque donc de se manifester par pics. "On peut d'ailleurs déjà en voir aujourd'hui même si ce n'est que le début, on risque donc bel et bien de se faire embêter cet été", prévient-il.

Autant en Belgique qu'en vacances dans le sud de l'Europe, nous pouvons donc nous attendre à de gros pics de moustiques et également à d'importantes populations de tiques. "On remarque en effet que les températures élevées s'accompagnent de plus grandes populations de tiques. Avec le Covid, il y avait moins de piqûres mais aujourd'hui, elles sont plus nombreuses, ce qui contribue à maintenir des populations plus importantes. Il convient d'attendre le mois d'août pour savoir si ce sera en outre un été à guêpes. Cela dépendra aussi de la saison fruitière", ajoute Frédéric Francis. D'après le "baromètre des petites bêtes", une enquête annuelle de Vapona et Zen'sect, un quart des Belges s'attend donc à en souffrir plus que l'année dernière et 45 % de ceux qui partent en vacances craignent que les insectes y jouent également les trouble-fêtes. Quatre sur dix en ont même tenu compte lors du choix de leur destination : 62 % prendront un spray anti-insectes dans leurs bagages et 29 % des vêtements de protection.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be