BA.2.75, le nouveau super variant du Covid-19 signé Omicron, pourrait bientôt arriver en Belgique

Pire que BA.5 ? Ce sous-variant présente huit nouvelles mutations inquiétantes.

Bruxelles - Brussels Expo (Heysel) : Palais 1 - Centre de vaccination covid-19 - Le plus grand centre de vaccination de Belgique ouvre ses portes. La structure présente 20 box de vaccination: pour l'instant, le centre permettra de vacciner environ 1000 p
©JC Guillaume

Il a été identifié en Inde et pourrait arriver chez nous d'ici à la fin de l'été. Lui, c'est BA.2.75, le nouveau "super-mutant", un sous-variant issu de la famille Omicron. Ce qui inquiète, ce sont ses huit nouvelles mutations sur la protéine de pointe, celle qui facilite la transmission du virus, cette dernière serait en effet nettement supérieure à BA.5, alors même que le variant est dominant depuis quelques semaines en Belgique.

"Il n'a pas encore été observé en Belgique, mais c'est possible qu'il le soit prochainement, indique le virologue Steven Van Gucht. Ce qu'on peut dire à ce stade, c'est qu'il présente des mutations à des places importantes pour les anticorps, ce qui signifie qu'il provoquera certains échappements immunitaires, comme d'autres dans le passé. Il se signalerait donc par une capacité assez nouvelle à infecter des personnes déjà infectées ou vaccinées. Pour autant, ce n'est pas toujours suffisant pour devenir dominant. Le variant doit être capable d'être contagieux et de se transmettre rapidement au sein de la population. C'est donc difficile d'évaluer cette caractéristique à ce stade et il n'est pas dit qu'il le devienne."

"Il va falloir le garder à l’œil"

D’autres échantillons ont d’ailleurs été détectés, notamment en Australie, en Allemagne et au Canada.

Le scientifique Thomas Peacock (Imperial College of London) a indiqué sur Twitter que ce sous-variant devait être "gardé à l’œil" notamment en raison de plusieurs mutations qui sont particulièrement préoccupantes.

Et si les données sont encore incomplètes, plusieurs scientifiques expliquent qu'il serait peu probable qu'il provoque des infections plus graves que ses prédécesseurs. "Ce qu'on voit aussi, c'est qu'il montre des similarités avec le sous-variant BA.2, précise Van Gucht. Ce n'est pas du tout surprenant et on en découvrira d'ailleurs d'autres. C'est comme ça que le virus continue à circuler. C'est une évolution normale. Ce qui est important, c'est de savoir si on est toujours bien protégé des complications et des formes sévères. En général, on a une assez bonne protection contre les hospitalisations sauf une petite partie de la population. Il faut donc évaluer la situation et étudier de près les nouveaux variants, mais pour le moment, nous n'avons pas suffisamment de données. De plus, en Inde, la situation vaccinale et épidémiologique est différente. Le fait que ce sous-variant s'impose là-bas ne veut pas nécessairement dire qu'il sera dominant chez nous dans quelques semaines. D'ailleurs, le fait qu'il appartienne à la famille Omicron n'est pas forcément une mauvaise nouvelle, car on a beaucoup de données sur cette souche. On sera a priori moins surpris."

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