Stop aux irritations intimes : il existe des solutions d'automédication

La muqueuse vaginale est fragile et les facteurs susceptibles de l’agresser, nombreux ! Simple gêne ou infection avérée, on vous explique comment bien utiliser les solutions d’automédication.

Nathalie Belin
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Elles sont causées par des frottements

Ces frottements sont le plus souvent liés aux vêtements ou au port prolongé de protège-slips. On évite que les irritations ne s’aggravent en reprenant vite de bonnes habitudes (sous-vêtements en coton et confortables) et on les calme à l’aide d’un soin intime hydratant ou enrichi aux extraits de plantes apaisantes et antiseptiques (calendula, thym…). À appliquer 4 à 5 jours, le temps que l’inconfort disparaisse.

Elles sont dues à une hygiène intime inadaptée

On oublie le savon asséchant voire décapant, et les produits trop parfumés, irritants. On préfère un syndet (ou savon sans savon) dont les bases lavantes sont moins agressives et dont le pH acide à neutre (4 à 7 environ) respecte celui de la muqueuse vaginale. "Un produit d'hygiène dédié est spécifiquement formulé pour ne pas déséquilibrer la flore intime", confirme la Dr Odile Bagot.

Ça pique après un traitement antibiotique

Ce dernier peut en effet favoriser la survenue d'une mycose. On commence un traitement antifongique dès les premiers signes : sensations cuisantes, vulve rouge, pertes vaginales inodores. "Plus on agit vite, plus le traitement sera bref", indique le Dr Geoffroy Robin. Un seul ovule antifongique à libération prolongée est ainsi suffisant pour traiter une mycose débutante. On y associe une crème antifongique en cas de démangeaisons vulvaires.

Elles apparaissent après des séances de piscine

Le chlore, irritant et asséchant, et l’humidité peuvent modifier le microbiote vaginal et favoriser une mycose ou une vaginose.

Si dans les jours qui suivent des signes de mycose apparaissent, on démarre un traitement antifongique.

S'il s'agit d'une vaginose, qui se reconnaît par des pertes dont l'odeur est désagréable, on peut recourir à des gels à base d'acide lactique. Ces produits sont conseillés par les gynécologues en prévention des récidives, mais "ils peuvent aussi être essayés pour enrayer une vaginose débutante", précise la Dr Bagot.

"En prévention, on peut appliquer localement une crème grasse qui fait barrière à l'eau et/ou mettre un tampon de probiotiques type Florgynal", propose la Dr Bagot. Si les épisodes infectieux se répètent plusieurs fois dans l'année, les gynécologues proposent la prise de probiotiques par voie orale ou vaginale.

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