Les séances de yoga du rire cartonnent chez Paul: "Des gens qui recherchent un exutoire"

On a peu de prise sur la période anxiogène et incertaine. Mais on peut calmer son angoisse.

E.W.
Les séances de yoga du rire cartonnent chez Paul: "Des gens qui recherchent un exutoire"

Paul Flasse n'en revient pas. Sa séance de yoga du rire de mercredi a accueilli 44 personnes. Le double de d'habitude. Elle a duré 1 h 40 au lieu de 1 h, personne ne voulant s'arrêter. "En fait, ce n'est pas tant le nombre de personnes que le type de public inscrit qui est frappant : des gens qui n'étaient jamais venus mais qui recherchent un exutoire", explique ce spécialiste du bien-être psychosocial au travail, formateur en communication non violente et trainer en yoga du rire qui indique être de plus en plus contacté pour des team-buildings en entreprises, pour soigner le moral des troupes. "Par le rire mais pas que."

On le sent tout de suite lorsque l'on a un bon fou rire ou un moment où l'on rit de bon cœur : on se sent mieux après. Sauf qu'en ce moment, même les conversations devant la machine à café sont faites de grogne, de peur, de fatigue. Paul Flasse l'avoue cependant bien volontiers : "Le rire ne va pas sauver le monde mais si on ne rit plus du tout, alors on est mal barré. Car la légèreté dans la souffrance, ça n'est pas nier cette souffrance ni dire que tout va bien, c'est tenir le coup. Se donner une bulle d'énergie pour agir mieux à son niveau."

Comment ça marche ? "C'est physiologique. Le cerveau ne voit pas la différence entre un 'vrai' rire et un rire provoqué. Il va libérer de toute façon des endorphines, des hormones antistress qui détendent, permettent de lâcher-prise. Avez-vous déjà entendu quelqu'un partir dans un rire incontrôlable lors d'un enterrement ? C'est la seule façon de contrer la montée d'adrénaline trop puissante que cette personne ressent, en dehors de la possibilité de faire du sport, de manger du chocolat, d'avoir un rapport sexuel ou de plonger ses mains dans l'eau chaude : des situations qui provoquent toutes la libération d'endorphines."

Les séances de yoga du rire vont permettre de ne pas attendre de rire mais de parvenir au rire : "On commence par des exercices de respiration, on travaille le diaphragme, on commence une mise en situation avec des bons rires mimés et on laisse le corps lâcher prise… le vrai rire arrive. Une libération." L'effet groupe joue, mais plus on rit ou l'on "joue" à rire, même seul, mieux c'est. Le yoga du rire favorise également l'apprentissage en boostant les neurotransmetteurs entre cerveau droit et gauche.

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