La course au vaccin est plus que jamais lancée, avec pas moins de 6 laboratoires ayant entamé la phase 3 des essais cliniques. Les résultats de ces essais devraient être connus d’ici la fin de l’année, permettant d’analyser la balance bénéfices-risques indispensable à la mise sur le marché du vaccin.

Encore faut-il que la population accepte de se faire vacciner. Une étude menée par Ipsos dans 27 pays du monde révèle ainsi que trois adultes sur quatre auraient l’intention de se faire vacciner contre le COVID-19. Les personnes qui hésitent à se faire vacciner s’inquiètent d'abord des effets secondaires, puis de son efficacité. Les pays où l’intention de vaccination contre le COVID-19 est la plus élevée sont la Chine (97 %), le Brésil (88 %), l’Australie (88 %) et l’Inde (87 %).

En Belgique, l’intention de vaccination s’élève à 70%: 34% affirment qu’ils en ont la ferme intention et 36% sont plutôt d’accord de se faire vacciner. En revanche, 13% s’y opposent fermement et 17% ne sont plutôt pas d’accord de se faire vacciner.

“Une fois encore, les résultats des études de phase 3 (et leur transparence) tant au niveau efficacité que sécurité ainsi que la mise en place des systèmes de vaccinovigilance post marketing seront majeures afin de proposer des choix éclairés”, souligne le professeur Jean-Michel Dogné, docteur en sciences pharmaceutiques et expert à l’Agence Fédérale des Médicaments et Produits de Santé (AFMPS) ainsi qu’à l’Agence Européenne des Médicaments (EMA).

“Le déficit de 26% dans la confiance des vaccins est suffisamment important pour compromettre l’efficacité du déploiement d’un vaccin COVID-19”, explique de son côté Arnaud Bernaert, responsable des initiatives santé au Forume Economique Mondial. “Il est donc essentiel que les gouvernements et le secteur privé s’unissent pour renforcer la confiance et garantir que la capacité de fabrication répond à l’offre mondiale d’un programme de vaccination contre le COVID-19. Cela nécessitera une coopération entre les chercheurs et les fabricants et des accords de financement public qui suppriment les restrictions à l’accès aux vaccins.”

© IPM