Cette enquête, parue lundi, a été menée auprès de 7.200 affiliés wallons de Solidaris atteints de pathologies chroniques courantes (diabète, maladies respiratoires, cardiovasculaires, dépression) entre le 10 et le 14 juin.

L'enquête révèle toutefois de fortes disparités selon les disciplines médicales, puisque 70,4% des consultations de médecins généralistes ont eu lieu à la date prévue pendant le confinement contre 27,6% pour les médecins spécialistes. Dans huit cas sur 10, c'est le médecin qui a annulé la consultation prévue. Dans un tiers des cas seulement un nouveau rendez-vous a été programmée avec le médecin. Lorsque le patient a pris l'initiative de reporter sa consultation (18% des situations), la raison la plus fréquemment invoquée est la crainte de contracter le coronavirus (43%), tandis que 29% ont annulé car "ils ne voulaient pas déranger le médecin". Enfin, ils sont 27% à avoir annulé leur rendez-vous parce qu'ils estiment que la consultation n'était pas urgente ou essentielle. Par ailleurs, pour certaines disciplines médicales spécialisées, comme la chirurgie en particulier, de nombreuses interventions programmées ont été postposées conformément aux directives. L'analyse de la période de déconfinement montre que la situation s'est progressivement améliorée puisqu'entre le 4 mai et le 4 juin, 75% des consultations médicales ont pu avoir lieu comme prévu. "Les téléconsultations pour les médecins généralistes ont été prises en charge par l'assurance maladie dès le début du confinement et élargies par la suite aux médecins spécialistes, ce qui peut expliquer en partie une meilleure continuité des soins en médecine générale", analyse Jean-Pascal Labille, secrétaire général de Solidaris, qui souligne encore que 32% des consultations médicales des patients chroniques durant le confinement se sont déroulées par téléconsultation