Comme l'explique Het Laatste Nieuws, certains patients qui arrivent en soins intensifs sont aujourd'hui des personnes qui, jusque-là, étaient relativement épargnées par le virus. Si on sait depuis le début de l'épidémie que le virus peut toucher tout le monde, les complications se concentraient majoritairement sur les personnes plus âgées ou ayant des comorbidités. Aujourd'hui, le variant britannique - dominant dans notre pays - touche davantage les personnes en bonne santé, sans hypertension ou signes d'obésité. 

A l'hôpital universitaire de Gand, la moitié des patients actuellement en réanimation a moins de 48 ans. 

"Les jeunes qui viennent à l'hôpital finissent presque immédiatement en soins intensifs", souligne Dominique Benoit, chef de service. Selon lui, le variant britannique est plus contagieux, mais rend aussi plus malade. "Les patients développent des symptômes graves plus rapidement qu'avant", explique-t-il, fort de son expérience de terrain. Pour lui, c'est clair: "la troisième vague a déjà commencé". 

Des propos appuyés par une autre intensiviste interrogée par le journal flamand. Selon le Dr Jasperina Dubois qui travaille à l'hôpital Jessa à Hasselt, la proportion de patients finissant en soins intensifs alors qu'ils n'avaient jamais eu de gros problèmes de santé graves a triplé. Selon elle, il y a maintenant 3 patients sur 10 sans antécédent médical en soins intensifs, contre 1 patient sur 10 au début de l'épidémie.