Santé

"Tu mets la capsule dans un ballon de baudruche et tu inspires le gaz avec ta bouche. Ça fait un effet dingue ! Tu rigoles trente secondes voire plus et après tu redeviens normal. Avec ça, mes soirées étaient beaucoup plus drôles. Et faut avouer que c’est un gros coup de détente et ça ne coûte pas cher", raconte Marc (prénom d’emprunt), longtemps accro à la "drogue du fou rire".

Et si le jeune homme âgé de 22 ans a passé de nombreuses soirées à rire sans s’arrêter sous l’influence du fameux gaz hilarant, ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. "On se sent euphorique très rapidement, on ne faisait plus que ça en soirée… Mais à un moment donné, je me suis senti pris de nausées et douleurs au ventre. Et je n’étais pas le seul. Si je continue d’en prendre de temps en temps, j’ai arrêté de les enchaîner sans m’arrêter."

D’après des études récentes, le surdosage se manifeste par des troubles moteurs, des altérations de la perception, et plus rarement des convulsions.

Et à forte dose, le protoxyde d’azote peut être la cause d’une détresse respiratoire pouvant entraîner la mort. Il entraîne aussi une carence en vitamine B12 qui peut provoquer des affections de la moelle épinière à l’origine de troubles neurologiques.