Santé

Et surtout dans les villes... 6 Belges sur 10 les placent dans le top 3 des perturbateurs de sommeil.

Avec le beau temps des derniers jours, peut-être en avez-vous vu quelques-uns vrombir chez vous, et plus spécialement si vous habitez en ville. Les moustiques émergent et une étude a été réalisée par Vapona, un spécialiste anti-moustiques.

Et les résultats ne sont pas fameux pour les humains : 6 Belges sur 10 sont piqués au moins une fois par semaine et 1 sur 5 en perd plus d'une heure de sommeil. On constate également que les moustiques s'attaquent surtout aux habitants des grandes villes : près de 1 citadin sur 6 est piqué chaque jour (40 % de plus qu'ailleurs).

Pour 63 % des Belges, le moustique fait partie du top 3 des perturbateurs de sommeil, devant un partenaire qui ronfle (38 %) et des voisins bruyants (37 %).

Un Belge sur 5 perd au moins une heure de sommeil quand il y a des moustiques dans la chambre.

Le Belge est surtout dérangé par les moustiques en été (48 %), mais pour beaucoup, la saison des moustiques dure de plus en plus longtemps : 44 % affirment être harcelés du printemps à l'automne.

Parmi ceux qui sont régulièrement la cible des moustiques, 8 sur 10 sont piqués à deux reprises ou plus à chaque fois. Ici aussi, les habitants des grandes villes indiquent être plus souvent dans la ligne de mire : ils sont 30 % à être piqués plus de trois fois (une proportion qui monte jusqu’à 38 % à Bruxelles).

Odeur corporelle et gaz carbonique

Pourquoi davantage en ville ? C'est le Professeur Frédéric Francis de Gembloux Agro-Bio Tech – Université de Liège (GxABT-ULiège) qui nous répond : "La densité de population humaine plus importante dans les grandes villes correspond à une probabilité accrue d’être la cible des moustiques. Aussi, la diversité d’animaux en zones rurales constitue divers hôtes pour ces insectes hématophages qui peuvent donc être plus dispersés et moins focalisés sur les humains."

Et si certain(e)s semblent plus appétissants que d'autres pour les moustiques, c'est simplement une histoire d'odeur corporelle et de gaz carbonique expiré. "Il est vrai qu'une personne peut attirer davantage les moustiques qu'une autre, il s’agit d’une signature individuelle", conclut le spécialiste.