Comment bien vivre en respectant la distanciation sociale, telle est la question que beaucoup d’entre nous se posent. On considère aujourd’hui qu’une personne sur deux déclare ainsi mal vivre le confinement/déconfinement. Conseils de pro pour retrouver le moral tout en continuant à se protéger.

1. Voir ses amis en respectant les gestes barrières

L’amitié aide à aller bien.  "Il faut renoncer aux embrassades, aux accolades et aux poignées de main, mais on peut construire une relation amicale en basant les rencontres sur l’échange verbal", dit Johanna Rozenblum. Respecter la distanciation physique d’au moins 1,5 m ou porter un masque n’empêche pas de se voir, de déjeuner sur l’herbe ou de partager une partie de pétanque.

2. Oser être honnête

"Il est important de désacraliser la discussion à propos des peurs que l’on peut avoir au sujet de la contamination, en particulier lors d’une nouvelle rencontre amoureuse, poursuit la psychologue. Il faut dire ce que l’on ressent et oser poser des questions : “Est-ce qu’il faut faire un test de dépistage ?”, “Est-ce que tu as été malade... ?” La contamination n’est pas un gros mot et ce n’est pas tabou d’en parler. Au contraire, il est normal de l’aborder au regard des incertitudes qui persistent sur la Covid-19." Le test virologique de dépistage pourra vous dire si vous être porteur du virus, donc si vous êtes contagieux.

3. Se mettre d’accord

Les décisions doivent être communes pour que personne ne souffre soit du relâchement de l’un, soit de l’hypervigilance de l’autre. L’essentiel est de se mettre d’accord sur les règles de sécurité à respecter.

4. Arrêter de culpabiliser

"Le déconfinement sous surveillance que nous vivons est parfois presque plus dur à supporter que le confinement, observe Johanna Rozenblum. Il impose beaucoup de nouvelles règles et nous demande de trouver des stratégies d’adaptation. C’est donc tout à fait normal de rencontrer des difficultés ou d’avoir des appréhensions. Il ne faut pas s’en faire le reproche, car cela peut nous fragiliser sur le plan psychologique."

5. Être à l’écoute de son anxiété

"Les méfiances et les anxiétés des uns et des autres sont à respecter quoi qu’il arrive, insiste Johanna Rozenblum. On a peur pour soi, mais on a aussi peur de contaminer nos proches, nos aînés, nos enfants." Exprimez clairement ce que vous ressentez auprès de vos amis ou de votre amoureux afin de vous sentir compris, et soutenu.