Le traitement a déjà montré son efficacité sur des souris.

Les méthodes pour arrêter de fumer ne manquent pas : patches, cigarette électronique, gommes à la nicotine ou encore hypnose et acupuncture. Mais les tentatives se soldent bien souvent par des échecs. La dépendance à la nicotine reste un véritable fléau en Belgique : le pays compte encore 27 % de fumeurs et le tabac tue chaque année 19.000 habitants.

Et si une piqûre suffisait pour arrêter ? Des chercheurs américains ont développé un vaccin pour arrêter de fumer. En agissant directement sur le cerveau, ce traitement réduit les effets de la nicotine et diminue ainsi la dépendance. Les tests effectués sur les souris sont très prometteurs, selon les résultats publiés dans le Journal of Medicinal Chemistry.

Le produit fonctionne comme un vaccin classique. "On va inoculer un virus avec de la nicotine portée par ce virus. Dans le sang, elle va être détectée par notre système immunitaire avant que la nicotine n’arrive à son endroit cible, le cerveau. L’objectif, c’est de faire produire par l’organisme des anticorps qui viendraient détruire cette nicotine et empêcher l’addiction", détaille le docteur Gérald Kierzek, interrogé par Europe 1.

Les chercheurs essaient désormais d’améliorer la formulation du vaccin afin qu’il puisse être utilisable dans le cadre d’un essai clinique.

Mais déjà, des experts envisagent les limites de l’efficacité d’un tel traitement : le vaccin agit uniquement sur l’aspect chimique de l’addiction - et non sur l’addiction psychologique. Pour en finir avec le tabac, l’accompagnement d’un thérapeute devrait donc rester indispensable.