Santé Le Liégeois sort un nouveau film et parraine une campagne.

"Réparer les vivants." C’est le message que Bouli Lanners veut transmettre à ses compatriotes. C’est aussi le titre du nouveau film - en salles dès mercredi - dans lequel joue le Liégeois. "Avant le film, je ne connaissais rien du don d’organes : j’étais persuadé que ça revenait plus ou moins à donner son corps à la science" , explique l’acteur-réalisateur au CHU de Liège, qui a financé la réalisation du film.

Sur le tournage, Bouli Lanners a fréquenté des patients en attente de greffes, des médecins devant poser la question du prélèvement d’organes vitaux, ceux qui restent, ceux qui partent… "Tout cela m’a vraiment sensibilisé au don d’organes et à la nécessité d’en parler beaucoup. D’en parler avant, surtout, pour préparer ce moment : il est si difficile, pour ceux qui restent, d’accepter qu’il n’y a plus d’activité cérébrale, que la mort est là, et de devoir décider très vite si, oui ou non, on peut prélever les organes."

Séduit par la ferveur de l’acteur, le CHU de Liège lance une campagne de sensibilisation, sobrement baptisée Dons d’organes et parrainée par l’asbl Chaîne de Vie. Cette campagne est le résultat "d’une grande chaîne de solidarité", souligne l’hôpital universitaire, qui a également décidé de faire du mois de novembre le mois du don d’organes.

"Donner nos organes, c’est sauver jusqu’à sept vies quand la nôtre nous échappe", souligne Bouli Lanners. Ce geste salvateur est également on ne peut plus simple : il suffit de signifier à votre administration communale de votre volonté d’être donneur. Et si le moment devait se présenter, personne ne pourra s’opposer à votre décision.