Santé Après l’alerte de l’Agence française de sécurité du médicament, une nouvelle étude pointe des médicaments utilisés pour calmer les brûlures gastriques.

Un quart de la population a déjà consommé ces inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) pour calmer des brûlures œsophagiennes liées à un reflux acide ou gastrique. Mais une étude publiée fin mai 2019 dans le British Medical Journal par le Dr Ziyad Al-Aly est alarmante. Les scientifiques ont en effet constaté qu’une utilisation à faible dose pouvait être corrélée à une augmentation de la mortalité par maladie cardiovasculaire, rénale, ou par cancer digestif. C’est l’occasion de faire le point sur les alternatives qui existent.

Pour une action rapide

Quelles solutions pour limiter sans risque l’excès d’acidité de l’estomac et les remontées dans l’œsophage ?

Le bicarbonate de sodium alimentaire : diluez 1 c. à café dans un verre d’eau tiède avant les repas les plus riches (déjeuner ou dîner). Cet actif est connu pour ses propriétés apaisantes, favorisant la digestion, et également pour ses qualités anti-inflammatoires.

L’aloé véra apaiserait lui aussi le feu digestif. C’est prouvé chez l’animal, et des études sont en cours chez l’homme, mais les utilisateurs de gel buvable d’aloé véra vantent déjà ses vertus antiacides. Une ou deux cuillères à café suffisent, 10 minutes avant les repas. Attention, pas plus d’un mois sans avis médical !

Et si on a l’intestin sensible ?

La phytothérapie peut donner un coup de pouce ! Fenouil, réglisse, mauve ou basilic… Autant de plantes utilisées pour soulager les désagréments gastriques et intestinaux. En tisane le soir, le fenouil, la mauve et la réglisse soulageront l’inconfort.

Les huiles essentielles : déposez une goutte de basilic sur un comprimé neutre à raison d’une fois par jour. Contre-indiquée aux femmes enceintes ou qui allaitent.

L’acide hyaluronique : pratique pour les intestins les plus sensibles. Disponible en gel unidose, ce dispositif médical est à prendre le soir, après le dîner.

En prévention, pour éviter les récidives

"Trop de personnes se voient prescrire des IPP dans le seul but de prévenir les douleurs d’estomac", regrette le Dr Berrebi. Pourtant, le médecin est formel : la coprescription systématique d’un IPP chez une personne sous corticoïdes, aspirine ou Kardegic, n’a aucun sens. Seuls les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’ibuprofène risquent d’altérer les muqueuses sur le long cours, notamment chez les personnes âgées de plus de 65 ans. En prévention, le spécialiste conseille de contrôler son alimentation en supprimant notamment les graisses cuites, les épices et l’alcool, et en augmentant sa consommation de laitages comme les yaourts. Attention également aux facteurs de risques comme le tabagisme ou l’excès d’alcool ! En complément, les tisanes de plantes comme le fenouil, la réglisse ou la mauve peuvent agir en prévention des récidives. Dégustez-les le soir, après le dîner. Attention toutefois à ne pas abuser de réglisse si vous êtes sujet à l’hypertension artérielle.