Christophe a 35 ans et consomme de l’ecstasy parfois quand il sort, avec des amis.

Christophe se qualifie de "consommateur irrégulier d’ecstasy durant le week-end depuis quelques années" : passé 35 ans, il ne fréquente plus les grands festivals ou les clubs jusqu’à la fin de la nuit mais continue à assister à des grandes soirées entre amis et à des concerts électro. Et à chaque fois, il a une connaissance qui a rapporté des pilules. "Je n’en achète jamais mais je sais que je pourrais en avoir, même si je n’en prends pas à chaque fois, cela dépend des circonstances, de ma forme." Les pilules sont découpées en deux voire parfois en trois. Vérifie-t-il sur le site d’Infor-Drogues les alertes concernant les pilules à fort dosage en MDMA ? "Non, je fais confiance à la personne qui l’a ramenée. Et je n’en prends jamais une entière."

S’il en prend, c’est pour l’effet désinhibant, très différent de celui de l’alcool, "plus planant" qu’il ressent après l’avoir avalé. "On se sent décontracté, détendu, je dirais même… ‘beau’ et très ouvert, aux autres et à ce qui se passe, on sourit beaucoup. En fait, j’ai l’impression de comprendre les gens autour, d’être plongé à fond dans la fête et de passer un très bon moment pendant longtemps."

Le trentenaire avoue qu’il vit la musique très intensément sous ecsta, quelle qu’elle soit. Et qu’il est "très love" avec les personnes autour de lui. "G lobalement, sous XTC, on embrasse beaucoup plus facilement", rigole-t-il.

Il n’a jamais vécu de "bad trip" mais il se dit "raisonnable, avec l’âge", ne consommant qu’une demi-pilule par soirée et ne mélangeant jamais avec d’autres drogues (hormis l’alcool qui est un psychotrope).

Et le lendemain ? Christophe avoue des journées pas très glorieuses. Une impression de lourdeur, de tristesse diffuse, de fatigue mélangée à une gueule de bois qu’il met sur le compte de l’alcool. "C’est pour ça que je n’en prends que quand je me sens bien et bien entouré. Pour pouvoir faire face au lendemain un peu dur, surtout quand tu es seul."