Une étude menée par British American Tobacco révèle que sept Belges sur dix considèrent le vapotage comme aussi nocif que le tabagisme. Un résultat qui ne ravit évidemment pas la multinationale. " Ils rejettent ainsi l’avis des scientifiques et organismes de santé qui considèrent que la cigarette électronique est moins nocive. L’organisation gouvernementale britannique Public Health England a conclu que le vapotage est jusqu’à 95 % moins nocif que le tabagisme. En Belgique, Tabacstop et la Fondation contre le cancer ne sont pas contre le vapotage lorsqu’il aide au sevrage tabagique des adultes ", insiste BAT.

L’étude révèle aussi que 60,6 % estiment que le vapotage est dangereux et 65,1 % réclament une législation plus stricte. S’ils restent importants, ces chiffres ont tendance à baisser depuis 2019 (on comptait respectivement 69,9 % et 74 %, NdlR). " Selon les derniers chiffres de Sciensano, près de 90 % de tous les vapoteurs belges sont des (ex-)fumeurs. Bon nombre d’entre eux pourraient arrêter de fumer et mener un mode de vie plus sain grâce au vapotage. Ils hésitent toutefois à recourir à cette aide en raison de l’image erronée et excessivement négative du vapotage. Il n’est donc pas surprenant que plus de huit Belges sur dix souhaitent que le gouvernement les informe davantage ", indique Pieter Van Bastelaere, Senior Manager Engagement & Communication de British American Tobacco.

Voilà pour la version de cette entreprise. Mais quid d’un avis plus neutre ? L’association française 60 Millions de consommateurs a pris le temps de répondre aux idées reçues. Selon elle, vapoter n’est pas aussi dangereux que de fumer du tabac. Elle se base sur des rapports scientifiques pour montrer que les cigarettes électroniques peuvent permettre d’arrêter de fumer. D’autre part, l’enquête de 60 Millions de consommateurs montre que vapoter avec ou sans nicotine n’est pas différent en ce qui concerne le risque de cancer. La nicotine n’est pas la substance qui provoque les cancers, mais bien celle qui rend accro au tabac.

De quoi rassurer quant au vapotage, surtout du côté des fumeurs qui hésitent à franchir le pas. Car, pour les non-fumeurs, le monde scientifique s’accorde à dire qu’il vaut mieux ne pas commencer à vapoter.