C’est deux fois plus que ce qui est recommandé dans le cadre d’une alimentation saine !

Que ce soit pendant la préparation du repas ou à table, le Belge hésite rarement à assaisonner son assiette de sel. Ainsi, 88 % des habitants font un usage quotidien de la salière, selon le rapport de l’Institut scientifique de santé publique (ISP) sur les habitudes alimentaires des Belges.

La majorité du sel ingurgité provient en revanche des aliments transformés. Le condiment, longtemps utilisé comme conservateur, se cache dans de nombreux produits fabriqués de manière artisanale ou industrielle : les pizzas surgelées, la charcuterie ou encore les aliments sucrés tels que les viennoiseries.

Au total, le Belge ingurgite en moyenne 9,5 grammes de sel par jour, selon une étude de l’organisme flamand de recherche technologique. Au bout d’une année, un habitant consomme ainsi l’équivalent de 3,5 kilos. C’est presque deux fois les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui préconise un apport quotidien de 5 grammes.

La surconsommation de sel a des effets néfastes sur la santé : elle augmente la pression artérielle et le risque de développer des maladies cardiovasculaires. Une consommation excessive est également un facteur de risques d’ostéoporose, une maladie provoquant la fragilisation des os et pouvant favoriser l’apparition de fractures.

Des efforts ont tout de même été effectués. En 8 ans, la consommation a baissé de 10 %, notamment grâce aux concertations entre les pouvoirs publics et les industriels ainsi qu’une campagne de sensibilisation vers le grand public.

"Nous devons poursuivre nos efforts pour réduire la quantité de sel dans les produits alimentaires, la grande distribution, le secteur Horeca, les cuisines de collectivité, le secteur de la boulangerie, etc. Nous allons donc continuer à collaborer avec les secteurs afin de réduire la quantité de sel dans les produits alimentaires", annonce la ministre de la Santé publique, Maggie De Block (Open VLD). Un groupe de travail planche d’ailleurs sur le sujet.