Comme l'a dévoilé Sciensano ce vendredi matin, les contaminations sont en baisse, tout comme les hospitalisations (-1%) et le nombre de patients en soins intensifs. Les décès, eux, continuent d'augmenter légèrement. Comment interpréter ces chiffres? Réponse avec les experts.

"C'est un résultat encourageant, même si le plateau reste haut, ce qui fait qu'il faut rester vigilant", a d'emblée noté Steven Van Gucht.

Au niveau des contaminations, la province de Namur enregistre une hausse, tandis que toutes les autres provinces voient leurs cas diminuer, surtout le Limbourg. La diminution est présente dans tous les groupes d'âge, et encore plus chez les plus vieux. Lors de la première semaine de février, il a été estimé qu'une contamination sur trois était due au nouveau variant britannique. 5% des nouvelles contaminations étaient la conséquence du variant sud-africain.

En ce qui concerne la vaccination, 17% des + de 80 ans ont reçu leur première dose et 11% de cette tranche tranche ont reçu leur deuxième dose.

Quid des maisons de repos?

Comme chaque vendredi, les experts ont fait le point sur la situation dans les maisons de repos et de soins. "La situation y est stable et reste à un niveau relativement bas", a commenté Steven Van Gucht. Le nombre de contaminations a encore baissé la semaine dernière. Dans les maisons de repos flamandes, il y a eu 4,5 nouvelles contaminations par 1000 habitants. La semaine précédente, le taux était encore de 8 pour 1000 habitants. En Wallonie, le taux est passé de 3,3 à 3. Et à Bruxelles, de 6,2 à 4,6.


Malheureusement, le nombre de décès a légèrement augmenté, passant de 137 à 158 personnes en moyenne. "Il faudra encore attendre plusieurs semaines avant de voir les effets de la campagne de vaccination, jusqu'à ce que plus de maisons de repos aient reçu une deuxième dose du vaccin", a souligné le virologue flamand.

Quid des coiffeurs?

Etant donné que les coiffeurs sont invités à rouvrir dès samedi, les experts ont tenu à rappeler les bonnes pratiques. Professionnels et clients devront bien entendu porter le masque et le garder tout au long de la coupe. Pour les coiffeurs, le masque chirurgical est obligatoire, contrairement aux clients qui peuvent encore utiliser des masques en tissu. Les masques doivent être changés toutes les 8 heures, et en cas d'usage intensif, ce sera toutes les quatre heures.


"Ouvrir les coiffeurs veut dire qu'il y aura environ 1 million de contacts rapprochés chaque semaine", a noté Steven Van Gucht. "Les masques sont donc essentiels pour éviter que l'épidémie reparte de plus belle, tout comme une bonne ventilation". L'expert rappelle de choisir un masque adapté à son visage (pas trop grand ni trop petit) et de le placer sur le nez et la bouche. Afin que le masque "colle" mieux au visage, l'expert conseille de faire un noeud avec les élastiques, comme indiqué sur la photo ci-dessous. Cette solution est par ailleurs à privilégier, plutôt que de simplement croiser les élastiques derrière les oreilles. 

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"Si vous devez acheter des masques, préférez les masques où il y a un label "CE" présent", rappelle le porte-parole interfédéral. En cas de doute, il est possible de consulter le site www.centexbel.be. Les masques artisanaux comme les écharpes et les bandanas ne sont plus autorisés. 

Steven Van Gucht a rappelé que les masques FFP2 n'étaient pas recommandés à l'ensemble de la population, mais plutôt au secteur de santé qui est confronté à beaucoup d'aérosols émis par des patients Covid. "Ces masques causent de l'essoufflement, sont inconfortables et tiennent chaud. Les recommander à la population serait prendre le risque que celle-ci le porte moins souvent ou mal." Le plus important quand on porte un masque est de le porter de la bonne façon, a conclu Steven Van Gucht. Il faut se laver les mains avant et après, le tenir par les élastiques quand on le met et le retire et, surtout, l'entreposer dans une poche spécifique quand on l'enlève.