Moins de 5.000 personnes sont encore hospitalisées en ce moment pour le coronavirus en Belgique (4.823, -5%), dont 1.106 patients traités aux soins intensifs (-5%), selon les chiffres provisoires de l'Institut de santé publique Sciensano publiés mercredi.


Aujourd'hui deux nouveaux intervenants sont invités pour la conférence de presse sur la situation épidémiologique en Belgique. Il s'agit de Pedro Facon, commissaire corona, et du professeur Herman Goossens, en charge de la stratégie de testing.

" Les tendances à la baisse se poursuivent", a démarré Yves Van Laethem. Il a insisté aussi sur la continuité du télétravail qui a son importance.

Sur les 7 derniers jours, on a eu une moyenne de 3142 nouveaux cas, ce qui constitue une diminution de 35% par rapport à la semaine précédente. Ceci représente une diminution de moins de 50% tous les 11 jours.

" La nouvelle mesure de testing mise en place ne devrait impacter les graphes que dans quelques jours" a-t-il expliqué.


Au niveau des contaminations, la majeure partie des cas se situe dans la large tranche d'âge de 20 à 60 ans. En ce qui concerne les plus de 80 ans, ils représentent encore 15% des cas confirmés.

"La carte de la Belgique se colore toujours en vert bien heureusement", a déclaré Yves Van Laethem. On observe une diminution de l'ordre de 40% dans les provinces wallonnes, 30% dans les provinces flamandes.

C'est encore dans le Hainaut que le plus grand nombre de cas apparaît, en chiffres absolus, cela représente 475 nouveaux cas par jour, ce qui représente un sixième comparé au pic du 29 octobre. Après le Hainaut, on retrouve la province d'Anvers et la Flandre Orientale.

Actuellement on dénombre 4823 patients hospitalisés du coronavirus, dont 1106 en soins intensifs. " Tout ceci démontre encore une forte pression sur le corps hospitalier", a-t-il déclaré.

En ce qui concerne les décès, on en déplore encore en moyenne 162 par jour, a conclu l'expert Yves Van Laethem.


Nouvelles tactiques de testing

C'est ensuite au tour de Pedro Facon de prendre la parole à propos des nouvelles stratégies de testing. Cette nouvelle stratégie se veut commune dans toutes les entités fédérées.

" Le test PCR reste le standard du testing ! Ils sont les plus fiables. Mais ils ne sont plus les seuls à faire partie de la stratégie de testing", déclare Pedro Facon avant d'ajouter: " chez les patients présentant des symptômes, les tests antigéniques rapides sont aussi fiables s'ils sont réalisés dans les 5 premiers jours suivants l'apparition des symptômes".

Ces tests doivent aussi être réalisés par un personnel de soin formé, dans un lieu adéquat, afin de garantir la fiabilité du test. La liste des tests antigéniques rapides, qui sont fiables, est publiée sur le site de l'agence des médicaments.

" Pour les personnes suspectées d'être positives au coronavirus, même si un test antigénique donne un résultat 'négatif', on continue quand même à se faire tester avec un PCR, pour être sûr à 100%" explique-t-il.


Du côté des patients asymptomatiques, les tests antigéniques donnent, selon plusieurs études, des résultats moins fiables.

En ce qui concerne les tests 'saliva', les échantillons de salives sur les tests PCR sont également prometteurs. Ce testing est intéressant car il ne nécessite pas de personnel de santé pour l'établir et est plus accessible pour les enfants. "Ils ne sont pas encore approuvés par la loi belge, mais on cherche à les inclure à terme, si la fiabilité est bonne", déclare Pedro Facon.

D'autres stratégies sont à l'étude comme : l'utilisation de chiens pisteurs, des tests respiratoires, etc.

Pour cloturer cette conférence, le professeur Herman Goossens a pris la parole: " Jusque mi octobre, notre stratégie de testing était basée sur les tests PCR, la stratégie 1.0. Il faut maintenant passer à la stratégie 2.0", déclare-t-il d'entrée.

La place de ces tests rapides antigéniques ? Ils seront utilisés sur les personnes symptomatiques dans les hôpitaux, et par la suite ils pourront être utilisés dans les centres de tests et cabinets de médecins généralistes.


" Ces tests seront également utilisés dans l'étude des clusters dans les collectivités à profil de risque 'faible'". établit-il. " Ces tests peuvent trouver leur intérêt pour les écoles, qui ne devront pas fermer l'entièreté de la classe lors de la présence de coronavirus".