Comment expliquer les graves - et rares - problèmes sanguins observés chez certaines personnes vaccinées contre la Covid-19 avec AstraZeneca ? Cette question lancinante est encore sans réponse avant une nouvelle réunion de l’Agence européenne du médicament (EMA) cette semaine.

Les problèmes observés chez certaines personnes vaccinées avec AstraZeneca ne sont pas de banales thromboses (formations de caillots sanguins), comme initialement rapporté, mais un phénomène "très atypique", souligne l’Agence française du médicament (ANSM).

"Aucun lien de causalité avec le vaccin n’est prouvé, mais il est possible et des analyses supplémentaires sont en cours", a assuré mercredi l’Agence européenne des médicaments (EMA), qui se réunit sur le dossier dès aujourd’hui.

Mais d’autres spécialistes à travers l’Europe sont plus catégoriques.

"Il faut arrêter de spéculer pour savoir s’il y a un lien ou pas. Tous ces cas ont eu ces symptômes trois à dix jours après l’inoculation d’AstraZeneca. Nous n’avons trouvé aucun autre facteur déclencheur", a expliqué Pål André Holme, chef d’une équipe de l’Hôpital national d’Oslo qui travaille sur ces cas.

"L’agence norvégienne des médicaments estime qu’il y a un lien probable avec le vaccin", a déclaré à l’AFP Steinar Madsen, l’un de ses responsables.

De son côté, l’ANSM a confirmé le 26 mars l’existence d’un risque "rare", en se basant sur "le caractère très atypique de ces thromboses, leurs tableaux cliniques proches et le délai de survenue homogène".