Jean-Louis Vincent, ainsi que Jacques Creteur, à l'occasion du symposium qui rassemble près de 3.000 participants venant du monde entier à Bruxelles du 22 au 25 mars. Les médecins soulèvent la question du 'burn-out' au sein du personnel infirmier. "Ils se sont donnés corps et âmes. Ils ont été applaudis durant la première vague du Covid. Et puis, plus rien", regrette le Dr Vincent.

De nombreuses questions seront soulevées durant le symposium, dont l'organisation des ressources: comment les autres unités/services de l'hôpital ont pu s'organiser, la formation rapide sur le tas de collègues en renfort d'autres services. Les responsables se demandent, par exemple, si à Bruxelles, l'ouverture de l'hôpital militaire de Neder-Over-Heembeek aurait été souhaitable.

La vague de migrants venant d'Ukraine est également prise en compte. "Nous faisons tout notre possible pour venir en aide aux réfugiés ukrainiens blessés durant les heurts au sein des hôpitaux universitaires et militaires. Nous soulignons également que parmi toutes ces personnes, certaines nécessitent de soins de base pour des maladies chroniques", selon le Dr Vincent.

Pour la 41ème année, Bruxelles accueille les réanimateurs et urgentistes du monde entier dans le cadre du plus grand congrès mondial dans le domaine. L'évènement est organisé par le Service des soins intensifs de l'hôpital Erasme en collaboration avec la Société belge de soins intensifs (SIZ), l'ISICEM permet de faire le point sur les progrès réalisés en médecine d'urgence et en soins intensifs dans des domaines variés de ces deux disciplines-soeurs.