Santé C’est la volonté du sénateur Alain Destexhe (MR) qui veut progressivement les interdire dans les cosmétiques.

C’est dans l’air ou plutôt dans l’eau depuis des années déjà. Des pays européens interdisent les microbilles dans les produits cosmétiques. La Belgique devrait rejoindre les précurseurs que sont les Pays-Bas et plus récemment l’Angleterre.

Les États se rendent progressivement compte de l’impact de ces minuscules billes de plastique dont les vertus sur la peau sont plus marketing que sanitaires.

En effet, gel exfoliant, après-rasage, crème anti-acné ou même dentifrice qui contiennent ces fameuses boules de plastique sont une catastrophe environnementale. "Certaines espèces de poissons vont les ingérer et au final, ces petites gouttes de pétrole, on va les retrouver dans nos assiettes parce qu’elles sont filtrées par ces organismes", expliquait Antidia Citores de la fondation Surfride Europe pour la protection des océans au micro d’RTL.

Autre problème, les mollusques tant appréciés à la périodes des fêtes sont aussi victimes de leur gourmandise et ingèrent en quantité nocive ces billes. La pollution par les microplastiques, en augmentation constante dans les océans, pourrait sérieusement menacer les populations d’huîtres et d’autres mollusques, selon une étude française dont les résultats étaient publiés dans les Comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS) le 1er février 2017 aux États-Unis. Au final, pas moins de 8.000 milliards de microbilles rejoindraient les habitats aquatiques chaque jour, selon une étude publiée dans la revue Environmental Science&Technology, relayée dans le Washington Post.

Le sénateur MR, Alain Destexhe, a décidé qu’au niveau belge, il était temps d’agir. Le politicien a donc décidé de déposer deux propositions de résolution. Une au Sénat afin de faire pression sur le gouvernement fédéral, l’autre au Parlement bruxellois afin de pousser nos élus de la capitale à sensibiliser la population sur le drame que représentent ces produits toxiques consommés en grandes quotités. Le sénateur demande "de mettre sur pied une stratégie et de fixer une date limite à partir de laquelle les grandes marques de cosmétiques devront avoir réduit puis éliminé la quantité de microbilles contenues dans leurs produits".

En outre, l’élu réformateur demande aux gouvernements fédéral et régional bruxellois de "mener une campagne de sensibilisation des consommateurs en ligne et sur les réseaux sociaux aux effets néfastes sur l’environnement de ces microbilles et d’en faire la promotion de l’application Smartphone".

Une approche moderne et foncièrement positive pour l’environnement qu’il nous a semblé important de mettre en avant.